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dimanche, 03 juillet 2016

Ecarte tes mains

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Abstineas auidas, Mors, modo, nigra, manus; abstineas, Mors atra, precor: non hic mihi mater quae legat in maestos ossa perusta sinus, non soror, Assyrios cineri quae dedat odores et fleat effusis ante sepulcra comis...

Tibulle (élégie)

Écarte tes mains avides, noire Mort, retiens-les, sombre Mort, je t'en supplie. ici, je n'ai point de mère qui recueille dans sa robe de deuil mes ossements brûlés; je n'ai point de sœur qui répande sur ma cendre les parfums d'Assyrie et qui, les cheveux épars, pleure devant mon sépulcre.

mercredi, 29 juin 2016

Tommasi

Tu te levais tôt, tu descendais vers les étangs du Malicrou. Tu ne parlais plus de Corse, ni d'Italie, ni de Sardaigne, ton passé semblait enseveli sous la poussière et le sable.

A l'époque, tu t'entraînais à ne désirer que ce qui est disponible à quiconque ici-bas :

Un mieux-être, un bien-être inconnu jusqu'alors ; l'enivrement d'exister ; le ciel, le rire, des moments de paix, de furtifs jaillissements de joie ; la satisfaction d'avoir accompli une tâche (de bricolage, de religion ou de cuisine).

Parmi ces bonheurs disponibles à tous les vivants, tu cherchais à éprouver la détente, l'énergie, l'inspiration, tu favorisais la fluidité dans le déroulement du jour. Et la satisfaction d'apprendre, de comprendre.

Tu guettais l'humour, pour connaître le bonheur qu'il provoque quand il est plus grand que la situation, tu stimulais des plages de connexion profonde avec les autres, à travers l'entraide, le partage, l'échange, la complicité, à travers ces silences que tu laissais durer.

Nous ne reconnaissions plus l'homme pressé, fringant, charmeur, le cousin déjanté de Taormine. Tu disais approcher de cet espace où tu ne voudrais plus connaître que la quiétude bienheureuse, douce, enivrante, dans la plénitude de l'instant présent.

Cette seconde qui passe et qu'il faut vivre en respirant tranquillement, l'as-tu vécue ? Les derniers mois, nous marchions de la ferme au village, deux fois par semaine, pour vendre les fruits au marché, et je me souviens de tes mots souvent répétés : "j'attends le point du jour où je sais ressentir l'admiration pour quelque chose qui existe". Quelque chose ? Quoi donc ? Je ne comprenais pas tout de tes quêtes.

Quand tu es parti, malgré tes dires, j'ai pressenti que tu ne reviendrais jamais. Je n'étais pas triste, comme si tu m'avais enseigné, par ta présence parmi nous, l'art de se sentir à sa place, ici et maintenant, en ce monde.

dimanche, 19 juin 2016

Habiter

« Mais « habiter » ne signifie pas pour autant agir, bâtir, ou encore devenir. Habiter, c'est fréquemment être dans la pause du silence, isolé et emmuré par le continuum de la pluie ; c'est épier le mari qui s'en va, c'est errer sans jamais fuir dans la même rue vide et morne, et attendre – dans le café des habitudes – un destin déjà scellé d'avance. »

Corinne Maury De l'habitat d’État à l'errance damnée, IN Bela Tarr, de la colère au tourment. Yellow Now/Côté cinéma

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(Habiter ou ne pas habiter le temps d'un passage sur la terre.)

 

vendredi, 17 juin 2016

Vox clamantis

Au sortir de trois heures de réunion à la Sécurité sociale, tu marches dans les rues du neuvième arrondissement, tu ne comprends pas comment on peut survivre dans un cadre administratif. Anéantissement de l'âme, devenir torve de l'esprit, dépérissement du corps, perversion du langage, inutilité des obligations, déni de l'essentiel. L'administration est une nuit humaine.

Où avons-nous laissé nos enfances ?

Ô mon Dieu rendez-nous nos chants, nos jeux, nos cris spontanés !

 

mardi, 14 juin 2016

La joie crépusculaire

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Qu'est-ce qui te rend heureux en dehors de toute vie sociale, quel bonheur t'emplit en profondeur même si les autres n'en sauront jamais rien ?

La joie crépusculaire.

vendredi, 10 juin 2016

La conscience de Victor Hugo sur la plage des Sables

Merci à Lau qui improvisa ce film ce matin et à monsieur P.......y, instituteur de CM2 à l'école publique de la rue Littré, de nous avoir fait apprendre ce poème par cœur.

lundi, 06 juin 2016

Les gens bien

Ces deux dames du bus, leurs conversations, leurs métiers d'infirmières et d'enseignantes-infirmières, leurs jugements pleins de bienveillance et de moralisme sur leurs étudiants.

Leurs conjoints bricoleurs, leurs enfants, leurs maisons, leurs jardins, leurs terrasses, les hérissons qui picorent les restes qu'elles y ont laissés, les chats qu'elles traitent bien, leurs voitures, leurs vélos, leurs familles élargies, leurs collègues de boulot, leurs amis de longue date, les amis de leurs enfants.

Leurs loisirs intelligents (jardinage, cuisine, pleine nature), leurs compétences pour soigner les autres à l'hôpital jour après jour, pour mener une vie calme et tranquille à la maison année après année.

Les villes qu'elles habitent, leurs expériences professionnelles, et ce vide qui mangeait mon cœur en les écoutant parler.

Il y a, dans cette humilité des gens bien, sans étalage ni orgueil blessé, une parcimonie de prise de risque qui teinte leur engagement (enseignement, travail social et médical), d'une vénalité impalpable mais prégnante.

L'engagement leur évite le Sacrifice.

L’humilité leur évite la Chute.

La tolérance leur évite le Combat pour des principes.

Leur alliage de structure et de souplesse leur évite de subir la Révolte de leurs enfants ; ils savent les éduquer à fuir la Dérive.

Ce sont des gens qui mettent le bon sens au pinacle, toujours capable de s'adapter au neuf sans jamais rien inventer, toujours capables de conserver l'ancien pour eux, sans jamais le défendre publiquement.

En n'étant ni trop hauts, ni trop bas, ils évitent la guillotine qui menace les rois comme le crachat qui recouvre les parias.

Ils ne sont jamais exclus, eux mêmes d'ailleurs ne sont jamais en train d'exclure quiconque : simplement, les gens qui ne leur ressemblent pas sont exclus, par l'opération, non du Saint-Esprit, mais du corps social.

Ils recèlent des qualités de cœur, sans quoi leur existence serait mise en péril par la folie en eux ou autour d'eux.

Ils me fascinent sans m'intéresser. Je voudrais avoir tout ce qu'ils ont mais ne supporterais pas de vivre comme ils vivent et d'être ce qu'ils sont. Peut-être que ce qu'ils représentent à mes yeux, moi, je le représente pour d'autres. Ce qu'ils me font sans le savoir, je le fais à d'autres sans le vouloir.

Ce sont des personnes auxquelles je ne peux reprocher aucun tort réel, mais je n'arriverais pas à dire que ce sont de "belles personnes". Si tout le monde était comme eux, il n'y aurait pas de problème. Y aurait-il de la beauté ?

Il ne leur manque pas de force morale, ni d'un sens de la solidarité, ni d'intelligence, ni de diligence, mais peut-être qu'il leur manque le charme, ou la grandeur. On atteint la grandeur en étant immense, ou minuscule, pas en étant moyen, surtout si cette moyenne est calculée comme un outil de survie, une technique habile pour durer dans de bonnes conditions durant plusieurs générations. Leur intelligence, qui leur fait comprendre leur intérêt, devient par la même leur limite, une limite acceptée, encouragée, chérie.

Protégés de la haine et de la vindicte extérieures, comme de l'angoisse et de la destruction intérieures, les gens bien sont du même coup comme protégés de la grâce qui appelle vers l'Inconnu.

dimanche, 05 juin 2016

Le panier cousu

La ville est noyée dans la brume invisible.

Ce soir-là, chacun d'entre nous écrivait le secret de son cœur sur de petits billets que nous récoltâmes dans un panier cousu.

Si j'ouvre le panier, je peux déplier les papiers et lire :

"J'aimerais que..."

"Que ma vraie jeunesse soit devant moi. Rire et admirer la beauté juvénile des visages".

"Que le souci, le tourment prennent de moins en moins d'espace mental et que le reste de ma vie s'écoule comme une saison clémente".

"Que mon œuvre soit profonde et universelle".

"Élever des enfants vers le bonheur, vers la construction d'une civilisation majestueuse, raffinée, où la nature reprend ses droits harmonieux".

"Vivre une vie pleine d'espérance dans de beaux lieux chargés de sens".

"Que ma soeur, mon frère et moi soyons proches les uns des autres, entourant nos parents avec tendresse pendant encore longtemps".

"Que ma santé s'améliore, ainsi que celle de mes proches".

"Que la jeunesse française retrouve l'espoir, la joie, la liberté, la culture".

"Que la laideur des années 1960, 1970, 1980, 1990, 2000 soit effacée, recouverte par le charme et la grâce".

"Savoir gagner de l'argent autant que j'en ai besoin pour ne plus dépendre des autres ni peser sur eux".

"Que ma vie rende beaucoup de gens heureux, et quelques personnes très heureuses".

"Trouver de la beauté dans chaque jour qui passe, m'enthousiasmer, apprécier, aimer".

"Réparer tout le mal que j'ai commis, connu et méconnu. Ne plus en faire à quiconque".

"Que la gestion matérielle devienne facile, pourquoi pas même agréable".

"Réussir à regarder les autres pour ce qu'ils sont véritablement, pas pour ce qu'ils m'apportent".

"Déchiffrer l'élamite avant mes soixante-dix ans".

 

Il nous avait été enseigné ce soir là, à la lueur crépitante du poêle, que :

"On se sent plus heureux en éprouvant de la gratitude qu'en ressentant de la rancoeur".

"On devient plus généreux en connaissant l'amour du partage et du don que par le calcul mental du gain".

"On se montre plus intelligent dans le calme et l'acuité que dans les émotions fortes".

"On agit d'une manière plus efficace dans la bonne volonté que dans l'orgueil".

"On est plus serein en trouvant de la beauté à ce qui est".

"On vit en meilleure santé en étant plus heureux".

 

Durant un an, je suis la gardienne du panier cousu, après quoi je le confierai à un autre compagnon de ce groupe.

Je ne repense presque jamais à cette séance, et je n'avais pas encore relu ces billets doux.

La brume est noyée dans la ville invisible.

samedi, 21 mai 2016

Mélanie des Vosges

 

Deuxième atelier avec Patrick Goujon, le 11 mai, dans le cadre de sa belle résidence : deuxième aventure incertaine, transformation intérieure subtile.

Nous, auteurs, devions écrire à partir d'éléments biographiques d'un lycéen du micro-lycée de Sénart.

 

Mélanie des Vosges

1

Le dimanche, elle se levait avec l'aube et marchait vers les hauteurs de Cornimont. Sous la ligne bleue des Vosges, elle respirait l'air pur, regardait avec envie les chalets des riches, et c'était beau, mais ce qui était immense, c'était d'imaginer qu'un jour elle serait le premier être humain à la peau presque noire à recevoir la médaille Fields. Les mathématiques ? Le sport dont elle deviendrait la championne – et sa mère aux yeux verts serait vengée du mépris.

 

2

Huit ans et des bottines usées aux pierres des sentiers, huit ans et le pompon blanc du bonnet de laine fondu dans les étendues de neige, huit ans et la peur de ne plus retrouver la route pour retourner à Cornimont.

Les parents, la mère si douce, le père silencieux, attendaient sans comprendre. Toutes les fillettes du village regardaient la télévision, toutes sauf la leur.

La marche, l'angoisse, la fatigue ; soudain un enclos au bout du chemin.

Un petit poney la regardait venir, intrigué, rassurant. Il s'appelait Sauveur, mais elle ne le savait pas encore.

 

3

Chaque anniversaire, sa mère devinait ses besoins et lui offrait toute la chaleur du monde. Le père revenait de l'hypermarché avec un cadeau à moins de cinq euros. Plusieurs années de suite, une petite boite de jeux à gratter.

Dire merci et penser : « non merci ».

 

4

Nouveau venu à la maison : un chaton joueur. Comme un frère animal pour transformer les mercredis de solitude. Le premier vrai regard qu'elle connut, car celui de sa mère était noyé dans la douceur moite et celui de son père, luisant d'alcool.

Le chaton ronronnait sur son ventre tandis qu'elle s'abîmait dans les factorisations mathématiques.

Bref. Une enfance d'ouate et de volonté muette, à regarder la neige sale par la vitre embuée de givre.

 

5

Un jour en colonie, la si la sol, un jour en colonie la si la sol infamie.

L'animateur était un homme transgenre. Né femme, il avait fini par rejoindre son sexe d'élection en ingérant des dosettes de testostérone. Ce brutal alcoolique voulait tellement prouver qu'il était un vrai mâle, qu'il tabassa Anne-Lise, une camarade un peu lente à la comprenette.

Bref. Une adolescence à regarder les autres vivre et souffrir à travers un esprit embué d'algèbre.

 

6

Quinze ans.

Après la colonie, peut-être, la vie devint plus compliquée. Trop de douceur maternelle, trop de lourdeur paternelle, trop de fractions dans son esprit, trop de narquoises lueurs dans les regards au lycée.

Le chat, le chat était le seul ami.

Pourquoi manger ? Ne plus manger.

Et les psychiatres. Et ce psychiatre, beau et laid, souriant, irascible, qui lui demanda si elle souffrait d'être noire et si elle avait déjà vu ses parents faire l'amour et si elle croyait vraiment qu'elle avait les moyens de devenir mathématicienne et si elle voulait bien se rapprocher pour qu'il l'ausculte de plus près. Ce psychiatre, la pire rencontre de sa vie.

 

7

Mais Elle, Elle enfin qui prend le train, Elle qui revient. Sa grand-mère, la plus belle rencontre de sa vie.

Cette promenade, dans les jardins autour de l'hôpital : parler des animaux, cueillir des fleurs. Ce cadeau : un carnet de notes pour écrire des poèmes, un carnet de croquis pour peindre.

Sa grand-mère, seul être humain digne d'amour autant que le chaton et que le poulain du chemin perdu, sa grand-mère était revenue la sauver.

Peindre, écrire, oui, ma vieille grand-mère, et dire les mots qu'il faut, faire les gestes qu'ils attendent, pour sortir d'ici.

Manger à nouveau, puisque c'est ta vieille main ridée qui a cuisiné cette tarte, apporté ce pain.

 

8

En attendant la médaille Fields, il y avait la vie à réapprendre. Sa plus grande réussite, c'était d'avoir appris à apprécier les petites réussites qui font le sel du quotidien.

Le bonheur dort dans l'équation résolue, dans la ratatouille mijotée, dans les jeux de pelote de laine avec le chat, dans les chapelets égrenés au fond de l'église de Cornimont.

Le bonheur surgit dans le chant qu'elle entonne à l'enterrement de sa grand-mère, dans la traversée de son village au crépuscule un samedi soir, sans honte ni haine.

En attendant la médaille Fields, elle a déjà commencé à réussir sa vie.

Elle, née il y a presque vingt ans d'un père togolais au chômage et d'une mère lorraine au chômage, par un soir glacé de novembre, au fond d'une cour de Cornimont.

 

dimanche, 08 mai 2016

Conversation improvisée

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Photo Lau

 

Quid dulcius quam habere quicum omnia audeas sic loqui ut tecum ? Qui esset tantus fructus in prosperis rebus, nisi haberes, qui illis aeque ac tu ipse gauderet ?

Cicero

(Quoi de plus doux que d'avoir quelqu'un avec qui l'on ose s'entretenir de tout comme avec soi-même ?

Quand la fortune nous sourit, que serait son fruit s'il ne se trouvait personne pour s'en réjouir autant que nous-mêmes ?

Cicéron)

Le trident du dimanche - II

Toi : évanescente,

Sous la lampe

À l'huile de menthe,

 

Moi : comme une estampe

Incisée

Au scalpel de vamp,

 

(Explications par-ci, échos par-là)

mercredi, 04 mai 2016

équation sans x

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Fragments, glissements, gisements.

Matériaux mathématiques.

Élévation en bleueur.

Question sans ponctuation.

Carcération en lueur.

Froide évanescence, longiligne, scintillante.

Détournement d'un visage, création d'une ombre.

Imbrication d'un toit en brique. Langue architecturale. Instance entre deux moments.

Lait du ciel.

Transparence.

Subtile émanation.

dimanche, 01 mai 2016

Nox, nocis

Devant ses yeux brouillés défilaient des images mouillées : les toits de Paris et les yeux de Soror, le sourire de Venexiane, les longues scènes du filme Sables dans la brume, qui voient Ettore et l'Indien Maxence Coblarol se battre jusqu'au sang dans le ring de boxe dépeuplé, les vieilles mains de Chantal Dieubarre autour des cartes, l’image de la mort planquée dans l’église du film Le Septième sceau.

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Sur AlmaSoror :

Insomnie bretonne à Paris

 

Le trident du dimanche

C'est aujourd'hui, premier mai 2016, que j'entame l'écriture de Dimanche.

Dimanche est une suite de tridents écrits chaque dimanche durant trois années. Je crois qu'il y a 52 ou 53 dimanches par an, ce qui fera environ 160 tridents.

Un trident est une forme poétique, inventée par Jacques Roubaud, composée de trois vers ainsi faits :

5 syllabes

3 syllabes

5 syllabes.

 

Cette suite de tridents respectera ce code rimailleur :

ante /eux/ante

eux /uss/eux

uss / ile/uss

ile /ave / ile

ave/ o/ave

O/ane/o

ane / our/ane

Bref, nous avons compris le système: les deux vers de cinq syllabes riment, le troisième est libre mais la rime de ce troisième formera la rime des deux vers de cinq syllabes du trident suivant.

Le dimanche 5 mai 2019, si Dieu me prête vie, je clôturerai ce poème. Pour l'instant, je ne sais pas de quoi il parle. Je sais juste qu'il s'appelle "dimanche", et que les premiers vers, sortis tous frais de mon clavier, sont :

 

Toi : évanescente,

Sous la lampe

À l'huile de menthe,

 

En écho à ce trident, en voici un parallèle, éclos sur un autre espace d'écriture...

La suite dimanche prochain...

 

mercredi, 27 avril 2016

Chuchotement

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Photo Sara

 

Confiteor Deo omnipotenti,
beatæ Mariæ semper Virgini,
beato Michæli Archangelo,
beato Ioanni Baptistæ,
sanctis Apostolis Petro et Paulo,
omnibus Sanctis,
et tibi, pater,
quia peccavi nimis cogitatione,
verbo et opere:
mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Ideo precor beatam Mariam semper Virginem,
beatum Michælem Archangelum,
beatum Ioannem Baptistam,
sanctos Apostolos Petrum et Paulum,
omnes Sanctos, et te, pater,
orare pro me ad Dominum Deum nostrum.