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mercredi, 01 août 2018

Portrait d'été

Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n'es plus. Il faut bien que quelqu'un te succède à cette valse de mots.

Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l'hiver 2017 ;

après Fazil, le poème du printemps 2017 ;

après Dans la chambrée, le poème de l'été 2017 ;

après Silentium, le poème de l'automne 2017, ;

après Héroïne, le poème de l'hiver 2018 ;

après Tbilissi, le poème du printemps 2018

 

Portrait d'été, poème de l'été 2018

 

Comme l'autoportrait du maître de Frankfort,

modèle indépassé,

tu songeais sous ton chapeau, à côté de ta bien-aimée.

 

Vous fuyiez la chaleur au fond des grandes pièces noires

au bout des longs couloirs de la demeure d'été.

 

Comme la chanson triste de Tessa la belle,

mélodie surannée,

tu regardais la mort éclore au bord de l'Erdre.

 

Tu regardais la mort naître tout doucement

Sur les traits de ta bien-aimée.

 

Comme la fin tragique d'un film de Tarr Bela,

silhouettes grises dans la brume,

Tu dessinais la ligne de son nez jusqu'à sa poitrine de ton regard noyé.

 

Elle souriait dans l'obscurité, sur la bergère tapissée,

sous le portrait d'ancêtre en habit d'amiral.

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