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mardi, 12 octobre 2021

Cime ?

(Paths, de Olan Mill : nutrition en paix contemplative)

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C'est ce matin comme un autre que le tournant a lieu. Marre du moulin des jours, marre de l'accumulation des mini-soucis. Il faut un horizon, une vue, un appel, un sommet à désirer. 

Je dois quitter la vieille femme morte qui vit à la place de l'enfant. Je dois retrouver l'être vivant et l'emmener sur des voies où l'on respire.

Les poèmes, même sublimes, paraissent éculés au corps pourri, au cœur rance. Et si les chants n'avivent pas mieux que les poèmes, c'est le corps qu'il faut rénover, le vieux cœur qu'il faut métamorphoser.

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Est-ce que lorsque, comme Jésus le Christ, on marche debout sur la mer, on parvient jusqu'à l'ouverture des hautes montagnes qui ressuscitent  ?

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Bien plus de trois jours ont passé. Moi aussi je voudrais sortir du tombeau.

samedi, 09 octobre 2021

Le fragmentaire journal du sieur Kevin nous arrive par miettes

(Merci à Kevin de Motz-Loviet pour sa semi-confiance)

9 octobre 2015

Il est 13h20, j'écris du train (Nantes-Paris). Cela me fatigue énormément de penser sans cesse d'une manière critique sur le monde. Il y a quelques années, cela me fatiguait encore plus, car je vivais à fond dans la partie mentale de mon esprit. J'ai, sous l'influence des spiritualités orientales et du développement personnel américain, arrêté de penser autant avec des mots, renoncé à la critique constante de l'hypocrisie et des faiblesses du monde, afin de laisser la vie baigner ma vie. Désormais je ne songe plus à redresser sans cesse des torts trop nombreux pour être redressés, mais à améliorer mon être, mon âme, ma vie, ma santé. De toute façon, je ne sauvais ni l'humanité, ni les animaux, ni les enfants. Je ne les sauve toujours pas, mais en améliorant ma vie et ma personnalité je crois être utile aux personnes qui m'approchent et me côtoient. Tous les discours s'entre-détruisent et le silence avance comme un roi. Stat crux dum volvitur orbis. La parole fuit par les trous percés du temps, le silence se tient et glisse comme un fleuve le long de l'espace et du temps, jamais séparé de lui même par les pierres de mots qui ne peuvent boucher totalement son lit éternel. La Loire par la vitre du train fait écho à mon fleuve de silence...

Ce silence mental augmente et ma douleur intellectuelle diminue. Ma pensée s'en trouve-t-elle amoindrie pour autant ? Je n'en crois rien. Au bout d'un moment les mots répondent aux mots, et ne répondent plus aux besoins de la vie. Pensée qui se mord la queue, pensée en eau de boudin.

À ce nouveau bien-être, qu'il me faut consolider, je devrais en ajouter un autre : la délivrance de cet étau d'angoisse, de souci, qui dessine sur mon front, au dessus du sourcil droit, un petit trait vertical, la ride de mon souci. Un jour, je veux le croire, elle disparaîtra, dissoute par le ciel bleu de ma sérénité. Et mon front redeviendra éclatant d'une jeunesse éternelle, qu'aucune ride n'assombrira. Car certaines rides de la vieillesse ressemblent à des soleils, plus qu'à des nuages.

Nous sommes à Angers, de nouveaux passagers montent, l'une d'entre elle a sa place à côté de moi. Libérée de l'occlusion mentale et du souci accablant, ma vie devrait devenir une belle et douce vague de bonheur sur l'océan lisse – mais, ô combien puissant – de la sérénité.

Extrait

Extrait 2

Extrait 3

Extrait 4

Extrait 5

Extrait 6

lundi, 04 octobre 2021

Les gens tabous

C'est bien drôle cette société hyperétatique et cette nation si faible. Cette société qui prend soin particulièrement de deux types de personnes : les personnes au sommet de l'Etat et du gouvernement et les grands criminels. Pour eux, salles de gym particulières, pléthores de serviteurs et gardiens, écurie de voitures qui fendent la ville pour les amener là où leur devoir d'état les appelle, et leur parole qu'on répète comme paroles d'évangiles... Terroristes, violeurs tueurs en série, président et ministres de la République, ces personnes sont devenues taboues dans notre pays et traitées comme telles, avec des égards semblables et disproportionnés. Pourquoi ?

dimanche, 03 octobre 2021

Nouvel extrait du journal de Kevin Motz-Loviet

Avertissement : cet extrait n'a pas été censuré et contient des passages très méchants. 

(nous lisons ce triste extrait de 2019 effrayé à l'idée de ce que ces vieux hères ont dû vivre l'année suivante, enfermés par "le confinement" sans visite, sans sortie, face à des gens masqués dont ils ne voyaient plus les visages...)

Mercredi 2 octobre 2019

Clarisse et moi sommes arrivées aux Sables à midi et quelques. Déjeuner dans un nouveau restaurant face à l'océan, promenade digestive... Des enfants et des jeunes prenaient des cours de surf dans les vagues. Nous vîmes un groupe sympathique d'handicapés mentaux adultes, de tous âges, mais plutôt jeunes, avec une accompagnatrice.

Puis nous aperçûmes un groupe de personnes très âgées, toutes en fauteuil roulant, poussées par des accompagnateurs. Puis un autre groupe dans une autre rue. Un autre groupe. Une sorte d'affluence de gens très vieux Encore un groupe de 5. Encore un groupe 7. Tous ces petits vieux à moitié effondrés dans des fauteuils roulants, poussés par des accompagnateurs, habillés sans aucune élégance puisque notre société est aussi peu attachée à la stature du vêtement qu'à la beauté des maisons ou des jardins. Certains groupes de vieux portaient un cœur de papier collé sur leur blouson ou attaché à leur cou, où était écrit le nom de l'Ephad d'où ils venaient (pour les lecteurs du futur, Ehpad signifie Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Tous ces cortèges de vieux écroulés poussés par des salariés des Ehpad convergeaient.

Nous suivîmes.

Nous arrivâmes dans cet endroit où le remblai tourne pour se transformer au port, entre la piscine et le manège, devant l'affreux casino (un joli casino en pleine forme avait été détruit je ne sais exactement en quelle année pour construire celui-ci, car le promoteur immobilier appartenait à la famille du maire). Là, devant ce casino déprimant, sur lequel il est inscrit Palais des congres puisque les services de l’État ne sont pas attachés à l'orthographe ni aux accents de la langue française (j'adorerais visiter un vrai palais des congres, sans doute plus intéressant qu'un palais des congrès, même sans accent), donc devant ce casino déprimant, sur une estrade, des personnes, âgées mais vaillantes, vêtues dans des costumes folkloriques traditionnels colorés, se donnaient la main, en ronde, attendant que la musique commence. Une dame, âgée mais encore debout elle aussi, s'affairait devant une machine dont, manifestement, le fonctionnement était trop compliqué pour ses compétences. Plusieurs fois la musique partit, les danseurs commençaient, mais tout s'arrêtait et les danseurs lui criaient : Maryvonne ! Enfin Maryvonne ! Mais Maryvonne, allez ! Maryvonne s'affairait... Pendant que les troupeaux de fauteuils roulants continuaient d'affluer. La musique s'ébranla, sur un rythme jovial.

Une accompagnatrice frappa des mains avec insistance en regardant instamment l'une de ses petits vieux, qui donc se mit à frapper des mains aussi. Les danseurs s'ébranlèrent, leur ronde commença. Nous remarquâmes que parmi les hommes, vêtus de noir avec des chemises blanches et des chapeaux, se trouvaient des femmes, phénomène connu chez les vieux : il n'y a pas assez d'hommes dans les thés dansants ou les groupes de folklore, des femmes prennent donc le rôle des hommes.

Clarisse et moi nous extradâmes de ce moment qui représentait tout le désastre d'une France moribonde et détraquée : des vieux en piètre état maintenus en vie dans des Ehpad qui donnent du travail à des jeunes, des danses et traditions qui ne sont guère plus pratiquées que par des très vieux qui tiennent encore debout, tout cela devant un casino de béton en forme d'arc de cercle ridicule. C'est le désastre de la modernité, de la dénatalité (celle des Français, car on peut faire confiance aux immigrés pour se reproduire à la vitesse de la lumière et se démultiplier par tous moyens), de la laideur architecturale et de la tristesse balnéaire (autour du casino se trouvent également des hôtels de béton immondes et à peu près vides entre la fin septembre et la fin mai). Je me suis mise à pleurer sur le chemin du retour ! Tandis que Clarisse, dont le cœur est pourtant bon et humain, ne pouvait se retenir de pouffer cyniquement, tandis que des rues adjacentes au remblai, surgissaient de nouveaux groupes de fauteuils roulants (j'ai vu plusieurs vieux endormis!) ; nous vîmes un vieux debout avec deux cannes au milieu d'un groupe de fauteuils et même moi à travers mon sanglot j'ai ri en disant : celui-là est encore debout !

Mais ce soir, nous nous sommes baignés dans un océan agité et magnifique, sur lequel dansait le soleil, au-dessus des phares. Magie de sept heures du soir, de l'eau salée, d'une plage dépeuplée par la rentrée scolaire, qui a retrouvé ses airs naturels ; à quelques centaines de mètres, sur les vagues les plus violentes, qui restent fort douces dans nos contrées, des surfeurs en combinaisons noires, assis ou debout sur leurs planches blanches, ressemblaient à un peuple d'oiseaux de mer en chasse.

Extraits précédemment publiés du journal de Kevin M-L :

Extrait

Extrait 2

Extrait 3

Extrait 4

Extrait 5

samedi, 02 octobre 2021

Chacun se dira peut-être en lui-même : J'ai cru, donc je serai sauvé.

Gloire au site Per ipsum, qui permet de recevoir par mail, ou sur une appli, l'évangile du jour ainsi que quelques lectures liées. Dont celle-ci que je partage. (Per ipsum propose plusieurs calendriers catholiques, selon les rites, ordinaire et extraordinaire, occidentaux et orientaux). 

Saint Grégoire le Grand (v. 540-590-604), pape et docteur de l'Église, cité par saint Thomas d'Aquin in Catena Aurea, explication de l'Évangile de saint Marc, t.4, p. 481-483, trad. abbé J.M. Péronne ; éd. Librairie de Louis Vivès,1869.

 

« Après qu'il leur a reproché leur dureté, écoutons les instructions qu'il leur donne : «Allez dans le monde entier, prêchez l'Évangile à toute créature». Sous cette dénomination générale de créature, il faut entendre l'homme ; l'homme, en effet, a quelque point de contact avec chaque créature, il a de commun l'être avec les pierres, la vie végétative avec les arbres, le sentiment avec les animaux, l'intelligence avec les anges. L'Évangile est donc prêché à toute créature, lorsqu'il est annoncé à l'homme seul, parce qu'il est enseigné à celui pour qui tout a été fait sur la terre et qui a quelque rapport d'analogie avec toutes les créatures. Le Sauveur leur avait dit précédemment: «N'allez point vers les nations» (Mt 10). Il leur commande maintenant de prêcher l'Évangile à toute créature, afin que la prédication des Apôtres, repoussée par les Juifs, vint à notre secours, tandis que leur superbe refus tournerait à leur condamnation.

Chacun se dira peut-être en lui-même : J'ai cru, donc je serai sauvé. Il dit vrai, si sa foi se traduit dans ses œuvres, car la foi véritable est celle où les actions sont en parfaite conformité avec les paroles.

Notre foi est-elle donc moins vive, parce que nous ne sommes pas témoins de semblables prodiges ? Non, mais ils étaient nécessaires à l'Église naissante. La foi des chrétiens a du, pour se développer, être nourrie par des miracles. Ainsi, lorsque nous plantons des arbustes, nous les arrosons jusqu'à ce qu'ils se soient incorporés à la terre, et nous cessons de les arroser lorsqu'ils ont pris racine. Mais ces miracles et ces prodiges ont une signification mystérieuse qui ne doit pas nous échapper; car la sainte Église accomplit tous les jours dans les âmes ce qu'elle faisait alors par les Apôtres pour les corps.

Lorsque les prêtres, en vertu du pouvoir qu'ils ont reçu d'exorciser, imposent les mains sur les chrétiens, et qu'ils défendent aux esprits mauvais d'habiter dans leur âme, que font-ils autre chose que de chasser les démons ? Ainsi les fidèles qui renoncent au langage du siècle pour consacrer leur parole à la prédication des saints mystères, parlent de nouvelles langues; et ils prennent les serpents comme avec la main, lorsque par leurs sages exhortations ils arrachent le mal du cœur de leurs frères.

Ceux qui résistent aux pernicieux conseils qui voudraient les entraîner dans ses actions criminelles, boivent un breuvage empoisonné sans en recevoir de mal ; ceux qui, toutes les fois qu'ils voient leur prochain chanceler dans la voie du bien, le fortifient par l'exemple de leurs vertus, imposent les mains sur les malades et les guérissent. Or, ces miracles sont d'autant plus grands, qu'ils appartiennent au monde spirituel, et qu'ils ont pour objet de rendre la vie non aux corps, mais aux âmes. »

Pour découvrir PER IPSUM

mardi, 28 septembre 2021

Un bel article de Lionel Tassan

""Il y a trois acteurs dans la tragédie du loup: les éleveurs, les écologistes et les chasseurs. Chacun a sa solution. Ce résumé me paraît parfait. Plus on s'en mêle, pire c'est. Il y a fort à parier que ce serait moins pire pour tout le monde (éleveurs ET loups) si on laissait tout ça se débrouiller. En résumé, le loup est protégé et donc, devrait être interdit de tir mais on pourrait laisser aux bergers le droit de défendre leur troupeau en cas d'attaque. Le loup est un animal intelligent : ce serait beaucoup plus productif de lui montrer qu'il ne doit pas s'approcher de tel endroit plutôt que d'octroyer des quotas de tirs, sans connaître le loup qu'on va tirer ni ses intentions. Ce qui se passe actuellement est la pire des solutions : on tire des loups à l'aveugle et on affaiblit les meutes. De ce fait, des loups seuls ou des meutes diminuées n'ont d'autres choix que de se rabattre sur les proies faciles que sont les moutons. Cet amateurisme administratif se retrouve dans bien d'autres domaines où, soit pour acheter un minimum de paix sociale, soit par manque de moyens, soit par manque de connaissance des décideurs (ou tout ça en même temps), on fait les choix des plus mauvais"."

Lire la suite : DES NOUVELLES DU LOUP

lundi, 27 septembre 2021

Port d'attache

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Le royaume des cieux est en nous. En nous-même.

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Comment se fait-il alors que nous versions tant de larmes et coulons tant de jours malheureux, jours de colère, de marasme ?

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Où sont les hommes sages, forts et fragiles, ceux qui demeurent dignes en habits, en paroles et en actes ?

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Crépusculaires, les maîtres des horloges dissimulent tant bien que mal l'arrêt des aiguilles sur l'heure passée.

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Dans nos fauteuils, qu'attendons-nous d'autre que la mort lorsque nous espérons plus de joie et plus de vie ?

 

mercredi, 22 septembre 2021

Extrait d'une lettre reçue en 2018

"Hier soir, nous parlions d'art contemporain, de musique « contemporaine », et nous ne trouvions pas de solution pour savoir comment discerner entre le bien et le ridicule... En fait, j'y réfléchis et je conclus que de nos jours, où chaque citoyen est un pion au milieu des foules et des administrations, à la fois un consommateur et le produit qu'on s'arrache, l'art est devenu le seul moyen de s'exprimer. Tous les métiers réels, où la qualité d'exécution compte, sont morts. Au plan privé, le père de famille n'a plus aucun rôle. La mère de famille a été remplacée par l'école obligatoire et par les machines. L'homme et la femme ne savent plus comment exprimer qui ils sont et donc tous se ruent pour devenir des artistes ou consommer l'art, ce qui dévalue l'art et lui ôte tout son sens".

dimanche, 19 septembre 2021

L'Europe, vers la grande Suisse

« C'est pas l'Allemagne qui a perdu la guerre, c'est l'Europe qui a perdu la guerre ».

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Paris, Bakou

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Paris est si laid depuis qu'Anne Hidalgo est mairesse. Des poubelles, des rats, des camps de migrants où les viols, le crack et la gale sont le pain quotidien, un mobilier urbain ridicule - ce qui est beau est enlevé, tout ce qu'on peut érigé de laid est érigé - et je lis des articles sur Bakou, sur Dubaï. Les villes du futur ? Où est la civilisation ?

C'est dur de vivre dans un monde qui s'effondre. Un pays envahi, un monde qui meurt, une culture qui hait tout ce qu'elle a de beau et qui se conforme au pire qu'on veut lui imposer de l'extérieur, le pire des Etats-Unis et le pire de l'Islam, le pire de l'Afrique. Bref, un léger désespoir m'envahit, j'aimerais tant vivre dans un pays qui se tient debout, qui se tient droit, un pays fier de ce qu'il a de beau, un pays exigeant envers ses lieux, ses villes ses campagnes, son éducation, son avenir, une population qui sait s'habiller correctement, qui connaît son histoire, qui ne se renie pas et qui ne se laisse pas dépouiller par culpabilité. Nous copions servilement une silicon valley au lieu de mettre en avant nos propres dons et nous offrons tout ce que nous avons de mieux à des pillards débiles et méchants que nous prenons pour des victimes et qui ne sont que des profiteurs sans foi ni loi. Comment nous reprendre ?

Mais fuir vers Bakou ou faire de la France ce qu'elle devrait être, envers et contre tout ?

 

AILLEURS SUR ALMASOROR :

Clair-obscur à Alma-Ata

et

Ô délivrance

samedi, 18 septembre 2021

La bruyère

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Nous retournerons ensemble à Bakou. Nous retrouverons ce balcon de nos conversations. Les baisers sont derrière nous, mais le livre à écrire demeure et seuls nous deux sommes en mesure de le faire. Gardons nos mystères, délivrons nos secrets. Conservons nos souvenirs et distillons les dans des textes qui deviendront immortels aux yeux d'un monde qui nous ignore aujourd'hui.

Cafés en bords de mer caspienne, qui vous a connus reviendra à vous.

mercredi, 08 septembre 2021

Les profondes lueurs de la gratitude

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samedi, 04 septembre 2021

Maison de négoce et de rêve Malo Quirvane

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VERS LES PLAGES...

vendredi, 03 septembre 2021

...le désir inconnu...

... le désir inconnu...

 

dimanche, 22 août 2021

Liquidités

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Où es-tu ? Je suis perdue. La société liquide m'a noyée. J'ai laissé partir le train du souvenir. J'attends assise à côté de ma vie. Je regards les gens vieillir. Je regarde les enfants naître. Je m'appelle sans me reconnaître. J'ose espérer parfois qu'il y aura demain autre chose à contempler que le vide entre mes mains. Les gens qui dansent autour de nous tendent les doigts sans nous toucher. Un verre se boit, une toile se peint, dans l'appartement des voisins. Je souris à des inconnus qui passent en rendant les regards, je marche sans savoir pourquoi je n'ai plus de clé dans la poche, plus d'adresse au fond de mon cœur, plus de maître dans mon esprit. J'ose espérer parfois qu'il y aura un jour un rythme rassurant pour peupler mes journées, pour structurer mes nuits, pour piloter ma vie vers un destin en devenir.