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lundi, 16 mars 2026

Un lundi, deux papiers (numériques)

Pour un lundi de temps frais, de boulangeries fermées et de ciel changeant :

"L’administration Trump tente d’endiguer la menace chinoise dans l’hémisphère occidental : c’est ce qui détermine ses prises de position. Bien que le Moyen-Orient ne fasse évidemment pas partie de cet hémisphère, je pense que Trump souhaite y faire une démonstration de force à destination de Pékin, pour montrer que les États-Unis sont en mesure de perturber la sécurité énergétique de la Chine. C’était l’un des objectifs de l’opération au Venezuela.
Cette politique semble être une réponse états-unienne à l’embargo sur les terres rares déclaré par la Chine au début de la guerre commerciale d’avril 2025."

Helen Thompson, comme toujours percutante, limpide et profonde, dans le Grand Continent

Et puis (j'insiste) :

"Ce papier analyse ces trois niveaux simultanément : le niveau géostratégique (Mahan, Mackinder/Spykman, détroits), le niveau géoéconomique (flux énergétiques, dépendance sectorielle, réserves), et le niveau monétaire (pétrodollar, yuan pétrolier, dédollarisation). C’est seulement en articulant ces trois niveaux que la profondeur stratégique du conflit devient pleinement visible."

Vincent Barret déploie une longue argumentation bien pensée, bien documentée et bien écrite sur son MacroInsider.

dimanche, 15 mars 2026

Un article structurant pour rendre les événements intelligibles

Par un dimanche fébrile et silencieux, j'ai lu cet article et j'ai senti le trouble géopolitique de mon esprit descendre au fond et la pensée s'est clarifiée. 

Il se trouve par là : ENJEUX de la guerre en Iran

 

"Le 1er mars 2026, le système de suivi satellitaire Vortexa a enregistré le passage de quatre superpétroliers dans le détroit d’Ormuz. La veille, vingt-deux l’avaient emprunté. Non pas parce que le Corps des gardiens de la révolution islamique a miné le détroit, ni parce que la marine américaine l’a bloqué, ni parce qu’une quelconque autorité souveraine l’a fermé.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent chaque jour environ vingt millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers, soit près d’un cinquième de la consommation mondiale, est devenu inaccessible suite au dépôt de documents par sept compagnies d’assurance.

Entre le 1er et le 2 mars, sept des douze clubs membres du Groupe international des clubs de protection et d’indemnisation (P&I Clubs) ont émis des préavis d’annulation de 72 heures pour la couverture des risques de guerre dans le golfe Persique, le golfe d’Oman et toutes les eaux territoriales iraniennes.

Gard AS, NorthStandard, Steamship Mutual, Assuranceforeningen Skuld, l’American Club, le Swedish Club et le London P&I Club assurent collectivement environ 90 % du tonnage commercial océanique mondial. Lorsqu’ils se retirent, les navires ne prennent pas la mer.

Non pas par incapacité, mais par nécessité. Sans couverture P&I, aucun port n’acceptera de navire, aucun chargeur ne le chargera, aucune banque ne financera le voyage, aucun affréteur ne le prendra en charge. Le navire devient alors un objet commercialement non viable, à la dérive dans un système qui repose entièrement sur la confiance institutionnelle.

Sans assurance P&I, aucun armateur responsable ne peut envoyer un pétrolier en zone de guerre. Sans couverture cargaison, aucun chargeur ne peut embarquer sa marchandise. Sans assurance corps, aucun propriétaire ne peut risquer un navire de 150 000 tonnes."

 

Aller lire cet article de Vincent Barret : 

Enjeux de la guerre en Iran : Le piège des détroits, l’île de Kharg, et la reconfiguration de la dépendance énergétique de Pékin

samedi, 14 mars 2026

Promesses imprudentes et reniements probables

Encore un extrait du roman Commando de chasse, de Jean Mabire (1978). C'est au début du chapitre 13.

Les brieffings quotidiens étaient une habitude nécessaire et lugubre. L'assemblée des cadres de la 3° Compagnie suait l'ennui. Le bureau du capitaine, mal balayé, sentait le mégot froid. Le portrait du général-président, couvert de chiures de mouches, évoquait les promesses imprudentes et les reniements probables. Des piles de tracts, entassés dans un coin, proclamant l'Algérie française à jamais, jaunissaient déjà sous la poussière. 

Précédents extraits :

La population dans le coup

Malgré le soleil

mardi, 10 mars 2026

Instances de Baude Fastoul

samedi, 28 février 2026

Dans la lutte de libération nationale, toute la population doit être dans le coup

Voici un nouvel extrait du roman Commando de chasse, de Jean Mabire (1978). Il s'agit de la fin du neuvième chapitre :

 

« Une question brûlait les lèvres de l'aspirant de Brancourt :

  • Et les Fellaghas, mon capitaine ?

  • Ils existent. Réellement. Vous ne les verrez guère. Mais soyez certains qu'ils seront toujours là et qu'ils vous verront. Nous sommes à côté de la Tunisie où l'ennemi entretient plus de dix mille hommes, sous le coude complaisant de Bourguiba. Ils sont répartis tout le long de la frontière. Nous savons d'ailleurs où. En face de nous, se trouve un bataillon, un Faïlek, huit cents gus environ, bien équipés, bien armés. Ils sont fort tranquilles, en territoire neutre, attendant nous ne savons trop quoi. Leurs compagnies, les Katibas, de solides compagnies de près de cent cinquante types, font la noria entre la Tunisie et l'Algérie.

  • La noria ?

  • Un roulement. Nous avons sans arrêt une katiba sur le territoire de notre quartier. À intervalles plus ou moins réguliers, elle est relevée par une autre Katiba, toute fraîche, qiu arrive de Tunisie. Nous avons donc des adversaires moins fatigués que nous. Ils connaissent remarquablement le terrain. Leur équipement est américain et leur moral excellent. Le Faïlek situé en face de notre bataillon est composé de Kabyles, partis à l'instruction voilà deux ans environ. Ils ont été coincés par le barrage. L'envie de rentrer chez eux les démange et ils vivent dans l'excitation de la « grande offensive victorieuse » que leur promettent les

  • gens de Tunis. Voilà pour les réguliers.

  • Parce qu'il y en a d'autres, mon capitaine ?

  • Une bande d'une centaine de gus grenouille dans notre quartier. Ils n'ont pas la stricte organisation militaire des katibas rebelles de Tunisie. Mais ce sont des enfants du pays, maquisards depuis des années, parfaitement adaptés à cette guerre. Ils ont des parents et amis dans toutes les mechtas. Ils forment une Katiba locale, sous le commandement d'un ancien sergent-chef des tirailleurs. Amar l'Indochine. La plupart du temps, ils éclatent par petits paquets de quelques hommes. Souvent en civils. Sabotages, harcèlements, embuscades. Amar l'Indochine fait la guerre pour son propre compte. Il n'est pas toujours en bons termes avec la Katiba kabyle de « service ».

Un sourire remonta un bref instant les lèvres minces du capitaine Leclercq.

« Leurs rapports me font parfois penser à ceux de notre compagnie opérationnelle avec le commando du bataillon. Mais c'est une autre histoire. Continuons à parler des gars d'en face.

Je n'ai pas le temps de vous faire l'historique de la rébellion. Mais vous pensez bien que depuis 1954, les hors-la-loi ont eu le temps de mettre au point leur petite affaire. Nous leur avons laissé le temps. Deux ans après le début de l'insurrection armée dans les Aurès, se réunissait le congrès de la Soummam, où le plan de la guerre révolutionnaire fut minutieusement mis au point. Ces gens-là adorent les schémas. Le leur est d'ailleurs assez astucieux. C'est copié sur les Viets : c'est presque aussi efficace. Nos adversaires partent du principe que, dans la lutte de libération nationale, toute la population doit être dans le coup. Le Front prétend encadrer l'ensemble des Algériens. Le cadre, c'est la redoutable Organisation-Politico-Administrative. L'O.P.A est aussi important que l'A.L.N., l'Armée de Libération Nationale. Le combat militaire et le combat politique se complètent étroitement. Le F.L.N essaye de rassembler tout les Algériens, classés en sympathisants, adhérents et militants. Les autres, on les tue. C'est la population qui fournit donc, bon gré mal gré, les guides, les collecteurs de fonds, les guetteurs, les ravitailleurs, les agents de renseignements, les supplétifs armés de fusils de chasse.

Chez eux, tout comme chez nous, pour un homme qui se bat, une dizaine travaille à son profit. Mais ils ne portent pas d'uniforme et ils ne s'entassent pas dans des bureaux. Ils sont partout et nulle part. Bons citoyens, électeurs consciencieux, paisibles bergers, Français à part parfaitement entière. Vous les rencontrez chaque semaine sur la place du marché. Ils ne portent pas d'insigne sur leur djellaba.

  • Et vous les connaissez ?

  • On en connaît beaucoup.

  • Et pourquoi ne les arrêtez-vous pas ?

  • Justement parce qu'on les connaît. Si nous les mettions à l'ombre, nous passerions des mois et des mois avant de redécouvrir les nouveaux responsables. Et puis, pour les voir revenir du camp d'internement six mois après par mesure de grâce ? Non et non. Ce n'est vraiment pas la peine. Personne, en France, ne comprend rien à cette histoire d'O.P. A ; c'est pourtant la clef de la guerre.

Le capitaine Leclercq soupira. Il eut un geste las.

  • Votre travail, au bataillon, sera de lutter avec des moyens militaires contre des bandes plus ou moins régulières. N'oubliez jamais qu'une autre lutte se déroule sur le plan politique.

L'aspirant de Brancourt risqua une question.

  • Et quelle est l'évolution ?

  • C'est difficile à dire. Nous avons tous l'impression de piétiner. Des deux côtés, on a fait le plain des hommes. Mais la masse n'a pas encore basculé. On trouve 80% d'indifférents. Ou, si vous préférez, de bons musulmans qui savent qu'Allah, de toute éternité, a choisi le vainqueur : ce qui doit arriver est écrit. On aurait bien tort d'aller ramasser des coups dans cette querelle dont le sort est entre les mains de Dieu.

Le capitaine Leclercq avait recommencé une fois encore, son petit exposé. C'était l'A.B.C de la guerre révolutionnaire – qu'il croyait totale, permanente et universelle. C'était quand même dommage que les sous-lieutenants de réserve pigent ça plus vite que les généraux et les colonels. Ceux qui vivaient la guerre étaient impuissants et ceux qui la dirigeaient étaient aveugles.

 

C'était la fin du chapitre 9 de Commando de chasse, de Jean Mabire (1968)

Un autre extrait ?

vendredi, 27 février 2026

What will rise when we are gone - Bastiani Fortress II – February 27.2026 -

From the Bastiani Fortress II – February 27. 2026 - What will rise when we are gone

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Torn paper by Sara

I knew the artist Sara for forty-five years. From that long acquaintance, I questioned the meaning of profitability. In the long run, if meaning and beauty are values, fruitfulness proves more generative than mere profitability. Artistically, she was not profitable. Only institutions that did not require profitability supported her work. Today her pictures still nurture people’s inner vision.

In the end, by her side, I once lamented that her wish to die on a deck chair, drinking coffee on the grass, had gone unfulfilled. She answered : “Here, held by the kindness of the healthcare workers. I am dying with a beautiful view of humankind.” The same week, the clinic announced the unit would close. It was not profitable enough. Care for the dying is valuable, but not lucrative.

When profitability and fruitfulness meet and remain intertwined, everything appears beautiful in the short, medium, or long term. But in many cases, profitability, despite its immediate returns, may inflict damage over time. Likewise, some efforts — even those that seem like failures at first — can yield a river of benefits for generations.

Entire orchestras are paid year-round across the world to perform works that a man once composed alone and penniless. Charles Baudelaire’s family reproached him for his erratic spending; his Flowers of Evil still enrich publishers and teachers and enhance France’s cultural prestige today.

Some of civilization’s finest forms of wealth are not profitable, and profit itself is not always fruitful. And yet: to be profitable in the long term, one often has to be unprofitable in the short term. Putting the essential before the urgent is an indispensable strategic investment — whether in art, care, education, defense, or architecture. This is how one endures across centuries. “What are you complaining about? There is no lost opportunity, for your role is to be seed.” Thus speaks the Berber lord in Citadel by Antoine de Saint-Exupéry.

In this mild winter, brothers travel by train, while sisters linger at their windows, and all of them gaze at the world through the sediments of childhood. Fathers and mothers have long gone, yet their perspective still quietly permeates the lives of their descendants, who in their turn drink coffee, read old books, fear death, and await the rebirth of desire. Just as those before us died so that we might grow old, we ought not to be the ones who harvest — nor even the sowers — but the seeds that contain all that will one day rise when we are gone.

 

Fort Bastiani : 

From the Bastiani Fortress - January 27.2026 - The Forces of the Spirit

jeudi, 26 février 2026

Malgré le soleil, il ne s'était pas encore perdu lui-même

(Fragment d'un roman acheté par un de mes grands-pères) :

L'été agonisait. Mais toute l'Algérie restait écrasée de chaleur. Au milieu de la journée, l'air semblait dense comme du plomb, vibrant comme une guêpe. Tout était immobile, silencieux. Aïn Halloufa devenait un désert. La sieste était pire que le sommeil. Dans le Sud, la nuit demeure plus vivante que le jour : elle respire.

Après le repas à la popote, les officiers avaient gagné leurs cellules. Prisonniers de leur métier, prisonniers de cette province, ils n'avaient qu'à dormir, d'un abrutissement sans rêve, le torse moite de sueur.

Le lieutenant-colonel comte Le Theil d'Huberville ronflait, comme un lion solitaire. Tous les officiers de la base arrière du bataillon reposaient, allongés sur leur lit, trieillis déboutonné, chaussures aux pieds.

Le médecin-lieutenant Sorel restait le seul à veiller. Moitié par principe, moitié par nécessité, il refusait la sieste. Il ne voulait pas s'arrêter dans son travail, soignant les civils après les militaires, et parfois les bêtes après les gens. Aujourd'hui, il avait demandé la permission de descendre pour quelques heures à la ville. Tous les mois, il s'imposait cette halte. Mais il savait qu'il n'échapperait au bataillon que pour retomber dans cette Algérie qui lui était encore plus étrangère. Il allait de solitude en solitude. Malgré le soleil, il ne s'était pas encore perdu lui-même. Il cherchait autre chose, au-delà de son métier.

 

In Commando de chasse, de Jean Mabire (chapitre 8), 1968

mardi, 27 janvier 2026

The Forces of the Spirit - From the Bastiani Fortress I - January 27.2026 -

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Torn Paper by Sara

From the Bastiani Fortress - January 27.2026 - The Forces of the Spirit

Edith de Cornulier

Edith de Cornulier

Industries culturelles/politique et communication
 
 

From the Bastiani Fortress January 27.2026 - The Forces of the Spirit

How many sleepy French towns or villages have transformed into dynamic destinations thanks to individual cultural initiatives, later supported by public funding, that crystallized over time? Culture, in the sense of artistic and intellectual activities offered to the public, is not paprika or pepper, a pleasant but superfluous seasoning, since it is a powerful factor of attraction and economic development for territories.

Culture triggers culture : rare are the public authorities who support heritage and classical arts to the detriment of the performing arts, or vice versa. The policymakers who invest in culture support both sides of it (preservation and creation) while the ones who disregard one of these fields neglect both. As an example, the regions that support classical music the most are those that support current music genres the most. And where there are the greatest number of books, the widest variety of ideologies and eras is represented.

Cultural health is a field of public health, and as such, it matters both for the individual and the group. It enables people and families to be resilient in case of a break in normality (such as a lockdown); for society, a diverse and extensive cultural network can become a powerful antidote to foreign interference! A rich cultural policy is not gratuitous spending, but a medium- and long-term investment. It has measurable impacts across many domains—such as economic growth, societal resilience, public health, and national cohesion—while also enhancing external influence.

General de Gaulle gave a speech in Bourges on the power of culture on May 15, 1965. The man of action did not consider thought or imagination as useless languishing. A reader of past strategists, he surely felt that in the eyes of the future, the legitimacy of his action would be carried by the form of his writings: clarity, coherence, level of language.

Machines who are gradually replacing us, we bow our heads to your computational and language skills. Like superhumans, you process information at exasperating speeds, and, seated by the roadside, now almost useless servants, we contemplate our defeat. You produce ideas, images, you simulate emotions like the best human manipulators; yet, in our biological misery, within our debilitating boundaries, there is one thing we will never be able to give you, nor you to steal from us: the forces of the spirit.

lundi, 29 décembre 2025

Live At Marias Conversation II

lundi, 22 décembre 2025

L'oriel brisé

(Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n'es plus. Il faut bien que quelqu'un te succède à cette valse de mots.)

Voici L'oriel brisé, poème de L'hiver 2025-26

Un matin décembral dans la rue des poubelles,
solitaire parmi les ombres de l'aurore,
j'ai fouillé dans les déchets. 

Odeurs de décomposition, éclats de lumière.

Le vent lavait la ville à travers ses artères ;
loin de la foule enfuie, les chiens dormaient encore
sur leurs abris de débris. 

Rythmes de respiration, nids d'ixodidae.

Je songeais sous un ciel d'hiver ombilical,
ma mère dans mon ventre et sa voix dans mon rêve,
le long des portes fermées.

Pas perdus de l'enfance, gouttes de sang sucré. 

Pains perdus oubliés de la Nativité
dans les marmites vides des maisons désertées :
vestiges d'avant la bombe. 

Je souriais sur la terre sous un oriel brisé. 

 

 

 

 

 

Les poèmes qui le précédèrent :

voici, Le vieux majordome, le poème de l'hiver 2016-17 ;
voici Fazil, le poème du printemps 2017 ; 
voici Dans la chambrée, le poème de l'été 2017 ; 
voici Silentium, le poème de l'automne 2017, ; 
voici Héroïne, le poème de l'hiver 2017-18 ; 
voici Tbilissi, le poème du printemps 2018 ; 
voici Portrait d'été, le poème de l'été 2018
voici Pluie d'étoiles, le poème de l'automne 2018 ;
voici Spectre, le poème de l'hiver 2018-19 ;
voici Les champs de persil, poème du printemps 2019 ;
voici Antigua, poème de l'été 2019,
Voici Humus, poème de l'automne 2019.
Voici Je descends l'escalier du temps, poème de l'hiver 2019-20
Voicقسنطينة, le poème du printemps 2020
Voici Plombières-les-bains et Port-Saint-Rêve des Morts, les poèmes de l'été et de l'automne 2020
Voici Sils, le poème de l'hiver 2020-21
Voici Stance, le poème du printemps 2021
Voici Rompre, le poème de l'été 2021
Voici Renouer, poème de l'automne 2021
Voici Aprnée vosgienne, poème de l'hiver 2021-22
Voici Odessa, poème du printemps 2022
Voici La verveine du soir, poème de l'été 2022
Voici La nuit transpercée, poème de l'automne 2022
Voici infty , poème de l'hiver 2022-23
Voici Aux filles du calvaire, poème du printemps 2023
Voici L'invasion du soleil, poème de l'été 2023
Voici Anne et l'éternité, poème de l'automne 2023
Voici Joyeux Noël, poème de l'hiver 2023-24
Voici Amour pour un enfant lointain, poème du printemps 2024
Voici Anne en été, poème de l'été 2024
Voici Sur la prison du monde, poème de l'automne 2024
Voici Hiver Profond, poème de l'hiver 2024-25
Voici Clarté, poème du printemps 2025
Voici Guerre et paix, poème de l'été 2025
Voici Anne au char céleste, poème de l'automne 2025

 

dimanche, 21 décembre 2025

Amour, couple, famille et société (après un verre de Côtes-du-Rhône)

La première erreur est de vouloir faire coïncider le couple et l'amour alors que le couple est une institution tandis que l'amour peut être un sentiment, un choix, une vertu. Dans le mariage traditionnel, le couple précède l'amour. L'amour est la vertu qui permet de bien vivre le couple. 

L'inversion des piliers de la structure (fonder une institution sur la vertu au lieu de requérir la vertu en soutien de l'institution) la fragilise.

La deuxième erreur en découle. Si les gens restent coincés dans une vision de l'amour comme triptyque romance hollywoodienne/PME soumise à l'impôt/unité de vie familiale, c'est à cause d'une mauvaise analyse dialectique des notions de fidélité/trahison et engagement/autonomie.

Pour répondre aux critères de fidélité et d'engagement, qui définissent l'amour, nous souhaitons éviter la trahison et l'autonomie... définissant ainsi la fidélité comme absence de trahison et l'engagement comme renoncement à l'autonomie.

Or, opter pour des critères positifs de l'amour, et de ses corollaires de fidélité et d'engagement, permettrait que leurs miroirs négatifs de trahison et d'autonomie perdent leur force.

samedi, 20 décembre 2025

Enfant dans l'utérus

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Sara

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Latitude

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mardi, 23 septembre 2025

Anne au char céleste - poème de l'automne 2025

(Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n'es plus. Il faut bien que quelqu'un te succède à cette valse de mots.)

Voici Anne au char céleste, poème de l'automne 2025

 

Au ciel tu tiens les rênes de ton char de rêve,

Alma mater ;

Et nous suivons ta trace, enthousiastes, presque heureux,

Alma soror ;

Nos visages mouvants, dans le vent qui t'aimait,

Anna Mater,

Aux lumières du soleil quêtent des lueurs de toi,

Alma Sara ;

Les nuées absorbantes ressuscitent tes joies,

Soror Anna,

La chaleur de l'amour et le charme des jours,

Mater Alma ;

Nos mains sur cette terre perpétuent ton festin

Sara Soror ;

Au banquet temporel des beautés éternelles,

Alma mater, Alma soror, Anna Mater, Alma Sara, Soror Anna, Mater Alma, Sara Soror.

 

Les poèmes qui le précédèrent :

voici, Le vieux majordome, le poème de l'hiver 2016-17 ;
voici Fazil, le poème du printemps 2017 ; 
voici Dans la chambrée, le poème de l'été 2017 ; 
voici Silentium, le poème de l'automne 2017, ; 
voici Héroïne, le poème de l'hiver 2017-18 ; 
voici Tbilissi, le poème du printemps 2018 ; 
voici Portrait d'été, le poème de l'été 2018
voici Pluie d'étoiles, le poème de l'automne 2018 ;
voici Spectre, le poème de l'hiver 2018-19 ;
voici Les champs de persil, poème du printemps 2019 ;
voici Antigua, poème de l'été 2019,
Voici Humus, poème de l'automne 2019.
Voici Je descends l'escalier du temps, poème de l'hiver 2019-20
Voicقسنطينة, le poème du printemps 2020
Voici Plombières-les-bains et Port-Saint-Rêve des Morts, les poèmes de l'été et de l'automne 2020
Voici Sils, le poème de l'hiver 2020-21
Voici Stance, le poème du printemps 2021
Voici Rompre, le poème de l'été 2021
Voici Renouer, poème de l'automne 2021
Voici Aprnée vosgienne, poème de l'hiver 2021-22
Voici Odessa, poème du printemps 2022
Voici La verveine du soir, poème de l'été 2022
Voici La nuit transpercée, poème de l'automne 2022
Voici infty , poème de l'hiver 2022-23
Voici Aux filles du calvaire, poème du printemps 2023
Voici L'invasion du soleil, poème de l'été 2023
Voici Anne et l'éternité, poème de l'automne 2023
Voici Joyeux Noël, poème de l'hiver 2023-24
Voici Amour pour un enfant lointain, poème du printemps 2024
Voici Anne en été, poème de l'été 2024
Voici Sur la prison du monde, poème de l'automne 2024
Voici Hiver Profond, poème de l'hiver 2024-25
Voici Clarté, poème du printemps 2025
Voici Guerre et paix, poème de l'été 2025

 

dimanche, 14 septembre 2025

Septembre décoloré

Vivre dans un monde violent, trouble, à la fois trop brutal et trop aseptisé. Se réveiller au milieu de la nuit avec des sueurs froides et l'envie de crier dans la solitude. Être assaillie, presque étouffée, plusieurs fois par jour, par des angoisses effrayantes et très tristes. Regarder les plus proches et savoir qu'ils ne vous connaissent pas, qu'ils ne vous comprennent pas, que s'ils vous connaissaient ils ne vous aimeraient pas. Regretter et craindre, abriter des monceaux de remords. Subir un harcèlement dans certaines parties de son corps. Avoir manqué les quelques trains qu'il aurait fallu prendre. Voir les autres sourire, réussir, voyager, aimer, survivre majestueusement à travers les décennies. Oui, c'est un destin courant et il ne faut pas se plaindre de le partager.

lundi, 11 août 2025

Autodatage

11.08.2025
Individus
agglomérés,
-
perdus au fond de nos silos de certitudes,
pour ne
-
plus voir
la désaffectation de la vérité.