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dimanche, 17 janvier 2010

notes et bulles bleues

 

 

sam.jpg

 

 

Extrait du mail de Siobhan d’hier matin (reproduit avec son autorisation) :

(Siobhan H est notre deltaplaniste et tient la rubrique aérienne "vol libre)

“Je t’aime”

C’est l’expression qui est revenue ce matin échouer sur les bords de ma conscience le long de ce long vol sans but autre que celui de n’être pas sur terre. Le vent rebelle me donnait l'impression de piétiner dans le ciel. Ma cage m'oppressait et je voulais la lâcher. "Je t'aime". Ce mot me retenait.

Mais à qui parlais-je ? C’est la question qui me hante, maintenant que je suis redescendue et que je marche dans cette ville trop nordique pour être jamais joyeuse.

J’ai appelé Mickaël et Michel, mes deux archanges d’Amiens. Ils étaient justement ensemble au fond d’une brasserie, attablés devant une spécialité picarde et des bières belges.

Ils ont ri, blagué, toujours aussi bêtes, toujours aussi bons.
Mickaël m’a dit : tu parlais de Katharina.

J’ai raccroché rapidement. Je me suis demandée si c’était vrai le plus objectivement possible. En clair, où que je scrute ma conscience, je hais Katharina. Je la respecte, je l’admire, je la trouve belle - mais je la hais.

(...)

Et quand j’y repense je pleure presque, je hante la ville si triste (comme toutes les villes du Nord) où je ne sais même pas pourquoi j’habite, et je t’en veux de nous avoir rassemblées un jour au 13 boulevard du Montparnasse, pour une soirée qu’il fallait faire semblant de trouver sympathique et qui était à vomir. D’ailleurs, j’avais vomi dans la rue en rentrant chez moi”.

 

Siobhan

 

 

Je rappelle que la relation entre Siobh et Katharina a déjà ébranlé AlmaSoror... ICI.

Un ami lecteur avait alors posté ce commentaire éclairant : "Lontemps après le temps des déchirures, restent les morsures de l'incendie intégral. Comme une biographie à rebours et marquée dans la chair". Merci, toi qui signas Habitant d'Insomniapolis et qui fit partie de notre éphémère Club d'alors...

 

samedi, 16 janvier 2010

Bergson phare

vendredi, 15 janvier 2010

L’hymne de Saint Jean

 

 

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Phot Sara

 

 

 

Vers l’an 800, Gerbert élabore la gamme ut, ré, mi, fa, sol, la, si, en empruntant les premières syllabes, qui correspondaient aux notes de cette gamme, à l’hymne de Saint Jean :

 

Ut queant laxis

Resonare fibris

Mira gestorum

Famuli Tuorum

Solve poliuti

Labii reatum

Sancte Johannes

 

C’est la lointaine origine de la chanson du film La mélodie du bonheur, de Robert Wise, qu’on regardait, tous les enfants, sur la télévision des voisins. 

 

DN Steene

 

jeudi, 14 janvier 2010

Voyage au pays des noyés

 

concarneau 2.jpg


podcast

 

mercredi, 13 janvier 2010

Voeux de Sara

La principale photographe d'AlmaSoror présente ses voeux en vidéo.

Le site de Sara

mardi, 12 janvier 2010

Un nombre irrationnel : le nombre e

 

Bernard, du Chien qui fume.jpg
Chien qui fume, boulevard Montparnasse, par Sara



Au mois d'octobre 2007, telle était la contribution mathématique de Laurent Moonens :

(Le pédéhaif s'ouvre en cliquant sur le lien :)

 

Un autre exemple de nombre irrationnel : le nombre é



Et pour en savoir plus sur Laurent, c'est ICI

 

lundi, 11 janvier 2010

Fragment de Moréas et commentaire d'Esther Mar

 

Fragment de Moréas (commenté par Esther Mar)

 

Luxembourg bancs.jpgLuxembourg par Sara

 

 

Quand je viendrai m’asseoir dans le vent, dans la nuit,
Au bout du rocher solitaire,
Que je n’entendrai plus, en t’écoutant, le bruit
Que fait mon cœur sur cette terre,
Ne te contente pas, Océan, de jeter
Sur mon visage un peu d’écume :
D’un coup de lame alors il te faut m’emporter
Pour dormir dans ton amertume.


(Moréas, el Greco de la poésie française)


Commentaire d’Esther Mar



Ton visage accusait trop d’ans. L’océan s’étendait sous la nappe nocturne. Tu voulais dormir dans son amertume : tu savais que ce grand flot mouvant nous emporte dans son lit indéfinissable et que le sommeil éternel a le goûts des lendemains de fêtes ratées. Tu t’en es allé comme tu avais dit et je lis tes vers au bord de la Marne. Je songe aussi à partir. D’un coup de lame alors il faudra m’emporter, au-delà de la solitude.