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samedi, 09 janvier 2010

Voeux, Aveux

vendredi, 08 janvier 2010

La marche des villageois

 

 

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Et la musique s'élève et nous entoure tous. Vous marchez autour de moi. Le  village ressemble aux autres jours, sans la pluie, sans le morne du quotidien. Le cortège nous rend somptueux. Notre marche de groupe, solennelle, fait de chacun de nous un morceau de héros.

Ma personnalité imparfaite s'efface et la batterie des coeurs ensemble implose mes rêves. Il n'y a plus de moi, de toi, il n'y a plus que nous qui marchons sur la route des fleurs et de l'espoir. Notre espoir nous appelle, notre confiance nous porte, notre peur est finie pour toujours.

Les tambours et les cors chantonnent des valses berçantes et dynamisantes. Bercés, nos coeurs coulent d'amour. Dynamisés, nos jambes courent au tempo des lendemains qui chantent. Les enfants marchent avec nous : plus de femmes, plus d'hommes, plus d'âges : toutes les barrières sont mortes et la vie et sa liberté immense ont pris toute la place. Aux carrefours des chemins la musique reprend de plus belle et c'est toujours la plus grande route qui appelle. Nous marchons sans penser, le village est loin derrière nous maintenant et nous ne pensons qu'aux nuages qui nous précèdent.

Nous partons à la guerre.

 

 

José Vengeance Dos Guerreros, le lundi 4 janvier MMX, Paris le soir glacial.

jeudi, 07 janvier 2010

Bonne année

 

 

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Une nouvelle année commence, symbole chronologique dans la nuit désordonnée du temps qui passe.
À nous, à tous, bonne année.
Que les chagrins d'amour s'apaisent et que les solitudes se trouvent. Que les rencontres se fassent douces, griffes rentrées, yeux grand ouverts. Que l'obligation haineuse, hargneuse de "gagner sa vie" ne bouffe pas toute la moelle de la liberté. Que la danse se manifeste en nos corps, au jour le jour, dès l'aurore au lever et jusqu'aux dernières heures du soir, quand les masques tombent et qu'on retrouve un peu de ruines de paix dans l'avant sommeil. Que l'espoir de trouver quelqu'un, quelque chose, une émotion à faire vibrer, nous tienne et soit réalisé, enfin. Que nous passions cette année, sentinelles sans uniforme, enfants sans soutien, dans la paix du coeur. Que nos générosités trouvent l'espace qui leur manque pour se déployer. Que nos armes tombent. Que nos frontières s'écartent - mais que notre fierté et notre honneur restent là, fermement plantées - ces deux drapeaux qui tiendront jusqu'au bout de nos destins, et même au-delà, souvenirs de nos combats, de nos luttes, de nos efforts pour marcher debout dans la grande catastrophe de la vie. La beauté est à l'origine du monde ; l'héroïque joie de vivre  la recrée à chaque tentative d'aimer.

Bonne année.

mercredi, 06 janvier 2010

...comme il est facile de juger, et difficile de vivre...

 

"On frémit..... quand on sait comme il est facile de juger, et difficile de vivre,
et comme c’est rapide, un jugement, et comme c’est long, une vie". 

Montherlant

 

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photo Sara pour VillaBar

 

 

À propos de la pièce La guerre civile

"Les serpents littéraires, biographiques et anecdotiques qui suivent les hommes sortant un peu de l’ordinaire n’ont pas effacé les traces de Pompée. Après deux mille ans, il vit encore, plein de bruits et d’actes, et comme soutenu par les jugements malveillants qu’on porte sur lui. On frémit (c’est une façon de parler, car personne ne frémit) en voyant exécuté en quatre lignes, dans les dictionnaires, l’effort de toute une vie, quand on sait comme il est facile de juger, et difficile de vivre, et comme c’est rapide, un jugement, et comme c’est long, une vie. Les historiens qui, les pieds dans des pantoufles, entre leur radiateur et leur frigidaire, et n’ayant d’autre adversaire à vaincre que la feuille de papier blanc sur laquelle ils écrivent n’impore quoi en toute impunité, les historiens ont beau jeu à traiter avec désinvolture les personnes qui ont remué ce que remua Pompée pendant trente-cinq ans, dans le chaos sanglant qu’était alors l’empire romain (étant réservé le problème de la vanité de l’action, sur lequel j’ai dit mon sentiment bien des fois). Pour moi, mon objet ici n’a pas été de juger cet homme : on ne juge que sur dossier, et les arrangeurs ne font pas un dossier. Je n’ai voulu que rêver un peu sur un immense retournement de fortune, et en sortir quelques circonstances dorées par la mélancolie de l’Histoire".

 

Henry de Montherlant, 1958

 

mardi, 05 janvier 2010

L'amour, la prière, les larmes

 

 

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Phot Sara

 

 

« Je vois les chevaliers traverser les mers vers la Terre Sainte croyant la prendre par les armes, et s’exténuant sans arriver à leurs fins. Alors je pense qu’il faudrait faire cette conquête comme tu la fis, Seigneur, avec tes apôtres : par l’amour, la prière et les larmes ».

 

Raymond Lull

(Vers 1311)

 

lundi, 04 janvier 2010

Le courage et l'amour

 

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« Il m’ont tout ôté, hors mon cœur, qui me restera toujours pour vous aimer ».



Marie-Antoinette