samedi, 15 mai 2010
Passages volés sur le musicien Verdi

Pont-Hus
Voici deux jolis passages sur Verdi, tirés d'Une histoire de la musique, de Rebatet, publiée par Bouquins-Robert Laffont.
À propos du bal masqué :
"Des fontaines mélodiques jaillissent vers le ciel, se mêlent ou bien se répandent en nappes surabondantes. Et sans jamais cesser d’être voluptueuse, séduisante, cette musique sait exprimer le sarcasme, l’effroi, la douleur, le désespoir".
À propos d'Aïda :
"Et c’est une des idées les plus exquises et les plus poétiques, en même temps qu’un beau dédain pour les effets réputés obligatoires, que la mort amoureuse de Radamès et d’Aïda, ce duo decrescendo jusqu’au pianissimo qui ferme l’œuvre et pose comme une auréole tendrement funèbre au-dessus de ses fastes et de ses fracas.
« Le triomphe mondial d’Aïda porte au pinacle la célébrité de Verdi. Aucun musicien, depuis la Renaissance, n’aura accumulé autant d’honneurs, en les ayant moins recherché. Bien qu’il soit resté de goût simple, sa vie devient seigneuriale.
« Tutto nel mondo è burla ! », tout en ce monde est une blague, phrase du dernier acte de Falstaff, de Verdi".
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mercredi, 12 mai 2010
Un coup de poing
Soutien aux êtres qui pleurent ce soir, seuls dans l'abandon ou ensemble autour d'une misère commune.
Quand la vie bascule, mon amour, mon frère, mes amis, mes pères, un soir un coup de téléphone, un coup au coeur, un coup de poing, un coup de batte de fer, un coup sur la tête,
quand les certitudes et les sécurités se brisent et laissent l'être seul devant le vide du néant, à quoi faut-il se raccrocher pour continuer à être un individu qui se lève au petit matin et sait son nom et marche dans la ville et va vers la mer ? Quand la vie bascule, quelles sont les choses de l'enfance qui peuvent nous garder vivants et capables encore de bonheur ?
C'est la question qui se pose face à un mur, face à une mort, face à un pronostic médical, face à une lettre d'huissier, face à un mandat d'arrêt, face à madame l'horreur.
Il faudrait avoir appris à prier, peut-être ? Tout à une fin, même la souffrance. Amen.
Édith de CL, pendant qu'elles parlent au téléphone
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