Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 12 février 2017

Comme un dimanche

 

Je descends dans une zone de brume depuis ce matin, je m'enfonce à chaque seconde. J'essaie en tâtonnant des mains dans la tourbe rouillée de trouver des racines, de les arracher pour m'en nourrir à travers ces moments indistinctement laids. J'aurais besoin d'une attelle pour mon âme, d'une assistance respiratoire pour mes relations interpersonnelles. J'aurais besoin d'un grand chien noir qui marche à côté de moi.

Je m'asphyxie avec de la poudre anesthésiante. Des sons dans mon oreille ressemblent à des cloaques. J'ai mal à l'insuffisance émotionnelle de mes reins. Je vous regarde passer, vous tous qui vivez dans un monde structuré, là-bas, dans cet espace si clair où les gens se lèvent le matin, se rassemblent le soir et suivent des règles communes. Immuable, ce sentiment d'une chair en incapacité d'adaptation.

Comme c'est drôle : bonnes et mauvaises nouvelles se confondent en une lente contusion des sens. Je délaisse l'Evangile de Jean, je délaisse les films de Tarkovski. Les formes du monde se défont, la nasse se dessine et je vogue immobile, transie, pétrifiée, à l'abandon.

 

dimanche, 05 février 2017

Conte, fleurette !

Il me semble que si une petite fleur pouvait parler, elle dirait simplement ce que le Bon Dieu a fait pour elle, sans essayer de cacher ses bienfaits. Sous le prétexte d'une fausse humilité elle ne dirait pas qu'elle est disgracieuse et sans parfum, que le soleil lui a ravi son éclat et que les orages ont brisé sa tige, alors qu'elle reconnaîtrait en elle-même tout le contraire.

Thérèse Martin, dite Sainte Thérèse de Lisieux, IN Histoire d'une âme