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vendredi, 13 avril 2018

Le sexe, la mort, l'argent

Lorsque le sexe tient le haut du pavé et s'étale au su et au vu de tous, la mort disparaît. Elle s'efface de la pensée des enfants des hommes, qui se gardent bien de se souvenir de son existence. Et lorsque, comme une voleuse de vie, elle surgit, immédiatement on l'escamote. Il n'est pas question de veiller un mort, d'exposer le corps, les mots utilisés pour parler aux petits sont empruntés à l'irrationnel et à l'imaginaire, afin de détourner la réalité.

Lorsque la mort s'invite dans la culture et se vit au su et au vu de tous, le sexe disparaît. Il s'efface de la conscience collective des enfants des hommes, qui se gardent bien d'évoquer sa puissance. Et lorsque ses effets s'avèrent manifestes, immédiatement on l'escamote. Il n'est pas question de parler de sexe, de dévoiler la nudité, les mots utilisés pour parler aux petits sont empruntés aux contes de fées et à la religion, afin de répudier la réalité.

Entre le sexe et la mort, quel rôle tient ce maître-esclave, l'argent ? Entre le sexe et la mort, il erre comme une âme en peine. Il est cette âme en peine de sens, cette âme en quête de visibilité. Il a soif d'étancher les vrais soifs. Il a soif de redevenir enfin ce qu'il est : un auxiliaire de lien.

Commentaires

On n'en parle peut-être pas parce que "le silence est l'étui de la vérité" (René Char).

Écrit par : Adrien | jeudi, 19 avril 2018

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O quelle belle phrase de Char.

Écrit par : almasoror | vendredi, 20 avril 2018

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Vous avez remarqué ? Mais votre phrase suggère une autre interprétation... dans la façon dont vous le dites: vous ne le trouvez pas bon ou grand poète ?
Ou alors c'est que vous vous sentez supérieure à lui sans doute.

Écrit par : Adrien | vendredi, 20 avril 2018

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Mais bien sûr, quand quelqu'un dit qu'il trouve une phrase belle, c'est qu'il se sent supérieur à celui qui l'a écrite. Cela tombe sous le sens !

Écrit par : almasoror | vendredi, 20 avril 2018

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Excusez-moi. C'est cette lancinante paranoïa qui continue à me jouer des tours pendables mais je trouvais néanmoins sincèrement que vous manifestiez un peu d'ironie distante vis à vis d'un extrait d'un de ses poèmes les plus célèbres.

Écrit par : Adrien | vendredi, 27 avril 2018

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Je crois que vous vous méprenez sur mon intention (et moi semble t'il sur la votre): Ça n'est pas dans ce sens là que je l'entendait. Je trouvais que votre phrase avait une certaine ironie un peu dissimulée donc équivoque à comprendre dans son sens global. Mes deux phrases qui précèdent en attestes.
Mais je reconnais que ma dernière phrase passait en force malheureuse(ment) dans un sens arbitraire.

Écrit par : Adrien | vendredi, 27 avril 2018

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*mes deux derniers commentaires sont à inverser chronologiquement.

Écrit par : Adrien | vendredi, 27 avril 2018

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Peut-etre n'êtes-vous pas obligé de venir vous exprimer sans retenue sur ce blog qui n'est pas un divan ? Je ne vois aucun intérêt à vos commentaires.

Écrit par : AlmaSoror | lundi, 30 avril 2018

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Je m'incline vous avez raison. Alors désolé pour tout ce verbiage inutile et vaseux et ce procès d'intention...

Écrit par : Adrien | lundi, 30 avril 2018

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