Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 10 juillet 2016

Le trident du dimanche - IX

Toi : évanescente,

Sous la lampe

À l'huile de menthe,

 

Moi : comme une estampe

Incisée

Au scalpel de vamp,

 

Nues dans la rosée

Aurorale

Du ciel irisé,

 

Nos voix sépulcrales

Psalmodient

L'hymne inaugural :

 

"Ô psaumes mal-dits

Du dimanche,

Lèvres de midi !

 

Sonore avalanche,

Barycentre,

Clenches de nos hanches,

 

Cautérisez, diantre !

Au moxa,

Nos voix d'archichantres,

 

Que la nuit luxa !"

Toi navrée,

Toi qui malaxas

 

Les peaux enivrées

De mes ombres,

Sous tes doigts cuivrés,

 

Tu connais les combres

De mes veines.

Par ce malencombre,

 

Une mort soudaine

Surviendra -

Et Croquemitaine

 

 

(Explications par-ici)

Commentaires

Allez ! Le nombril c'est bien joli mais va falloir se remuer pour que les choses bougent en ce bas monde. "La beauté sauvera le monde" ? C'est kikiaditça? Je l'ai lu sur un site! Allez basta!

Écrit par : Nat | mercredi, 01 juin 2016

Répondre à ce commentaire

Merci de cette belle idée de trident. Je commence pour ma part un pentacle, le Pentacle du mercredi. Un pentacle assis au milieu de la semaine, comme un nuage qui passe sur la ville, comme un hamac suspendu à l'arbre de la Connaissance.

Écrit par : Arto | mercredi, 01 juin 2016

Répondre à ce commentaire

@ Nat
"Les pensées qui mènent le monde arrivent sur des pattes de colombes" dixit Friedrich Nietzsche. Peut-être que les grandes actions ont des conséquences minimes, et les petits souffles, de grands effets ?
Se remuer et bouger pour faire la révolution ? Pourquoi pas, mais la signification du mot révolution, c'est un tour complet, ainsi la révolution des astres. Les révolutions aboutissent souvent aux points de départ.
Le nombril, je ne dirais pas que c'est joli, mais c'est intéressant : c'est la marque de la séparation première, la trace de la première coupure.
(Quant à la beauté qui sauve le monde, la phrase est de Dostoïevski).
J'ai pu apprécier vos belles peintures.

@Arto : je n'en attendais pas moins de toi. Je te donne rendez-vous carrefour de la vieille lune pour que tu me montres ton pentacle en construction.

Écrit par : AlmaSoror | mercredi, 01 juin 2016

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire