dimanche, 15 janvier 2012
L'ésotérisme
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil",
René Char, poète du Vaucluse.
Sur une proposition de Sara, voici les premières lignes de l'Esotérisme, somme publiée en 1990 par Pierre Riffard, en deux parties : l'ésotérisme occidental et les ésotérismes d'ailleurs.
"Comment peut-on s'intéresser à autre chose qu'à l'ésotérisme ?
Les lumières aveuglent : on ne voit rien ; les ténèbrent confondent : on ne voit rien. Comment voir, pourquoi ces lueurs, pourquoi ces ombres, pourquoi ce jeu de blanc et de noir ? et d'où vient la jouissance, lorsqu'on reconnaît les choses ? Les événements se succèdent en cyclones, les êtres passent en rafale. Le monde joue-t-il à n'être et à n'être plus ?
de Pierre A. Riffard (1990).
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vendredi, 13 janvier 2012
Marie-Jeanne...
Ce soir Marie-Jeanne, je sais que je vais le passer à Insomniapolis. Nous avons tous nos marins partis ; nos marins à attendre. Et nous avons toutes des seins d'îles rêvées au sable d'un grain inconnu. Nous avons quitté nos continents, incontinents nous y avons laissé des frères et des soeurs qui avaient leurs propres rêves. Nous avons choisi une vie, une route, parsemée de doute, et nous la suivons pour aller jusqu'au bout de ce que nous croyions être, même si nous n'en sommes plus si persuadés. Nous avons en nous des souvenirs d'Occismor, le pays disparu, l'Atztlan celte. À la fontaine de ces souvenirs, nous buvons, lors des silences et des instances, quand le voyage nous laisse un moment pour souffler.
Nous connaissons des latitudes, des longitudes et nous chevauchons des parallèles qui peut-être finiront par se rejoindre en une piste d'asphalte vers la lune. La lune qui attend, curieuse, toujours, des crapauds qui l'appellent dans les cours des fermes vendéennes à la nuit tombante.
Et le cidre... Et l'amour qu'on rêve... Et la nuit qui s'approche et que nous passerons à Insomniapolis.
Inconnue, tu es passée me saluer ici. Il fallait te répondre. C'est fait.
Esther Mar
Internaute, merci pour cette vidéo que je te chipe.
Ce n'est pas la première fois qu'Occismor est mentionné(e) sur AlmaSoror.
Il y avait eu MUSIC AIRBAGS, ainsi que La saga des voix lactées
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Carvos Loup : Orange Olonne
Carvos Loup intervient le vendredi sur AlmaSoror, avec une photo illustrée par une phrase ou deux.

Les inconnus passent rarement sur cette baie vendéenne d'où partirent tant de vaisseaux pour l'Amérique et toutes les autres mers. L'intérieur de la ville est un coeur ouvert sur la mer. Le danger paraît imminent depuis cinq ou six cents ans. Mais les événements avortent et les vies s'écoulent entre le béton, le sable et les morves de rêve.
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mardi, 10 janvier 2012
Dauphins
AlmaSoror accepte de publier cet appel, cette adresse inutile d'Esther Mar
à un ami emmuré dans son ciel infini
La chambre d'Hamilcar à Apsyaï
L'esprit d'Hamilcar ressemble à cette mer entre deux eaux.
"Oublie tes symptômes recommence à vivre. Oublie tes symptômes. Va voir où les dauphins crient, dans la mère-mer. Oublie tes symptômes à l'oreille droite ; oublie tes symptômes à la jambe gauche ; oublie tes symptômes du coeur et tes symptômes du scandale. Oublie tes symptômes, va voir les dauphins, là-bas dans la liberté de la mer, loin du sanatorium. Va voir les dauphins au fond de la mer, loin du sanatorium".
Ce furent les dernières paroles d'Hamilcar Merri avant d'entrer dans le monde nacré de son imaginaire, d'où aucune porte ne permet de sortir. Son imaginaire est un univers couvert de portes d'entrées par lesquelles on ne peut passer dans l'autre sens. Aussi est-ce avec curiosité que je l'écoute quand il parle encore, dans sa nouvelle langue à double sens, dans la blancheur des sas, derrière les murs d'Apsyaï.
Ami parti, au corps inchangé, aux gestes ralentis, je ne te demande même pas de revenir ou de redevenir. Je contemple notre amitié sans pierre d'attache. Je t'aime encore.
Esther Mar
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