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dimanche, 20 juin 2010

Sommaire de la Dernière Messe

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phot Sara

 

"Nous avons, pour beaucoup d’entre nous, réalisé bien plus tard que ces deux êtres nous ressemblaient sans doute beaucoup plus que ce que nous avions imaginé, et, au fond, parce que nous aimons ces fascinations qui nous font rêver, elles nous ressemblaient beaucoup plus que ce que nous avions espéré.

Mais elles vivaient d’être un rêve, une légende, et nous nous repaissions de leur étrangeté".

Hélène Lammermoor, La dernière messe.

Traduit par Edith de CL

La dernière messe,

Sommaire

 

Hélène Lammermoor

traduit du nahuatl par Edith de Cornulier-Lucinière

 

Livre I Ouverture de la nuit opale

 

I Ouverture

II Le vent

III Rêve de bar

IV Oiseaux en partance

V Tango de minuit

 

Livre II Premiers souvenirs de Saint Jean En Ville

 

I Une carmélite

II Dans l’abîme des phares

III Angéla, Angéla

IV Le fauve blessé

V Le temple de Dionysos

VI Hommes amoureux

 

Livre III Le temps des reconversions

 

I Dies Irae

II Tombes dans la brume

III Tous les grains du chapelet

IV L’exaltation aux fenêtres

V Bris

VI Je confesse à Dieu tout puissant…

 

Livre IV La cuisine des vivants

 

I La route de Vanatabi

II Le cercle

III Docteur Philippus
IV La crèche

 

Livre V Résurrection

 

I Les chemins de rédemption

II La mort

III Paillettes et mantras

IV Requiem

V Kristina Carlson-Brousse

VI Dernière escale

VII Le jour, l’éternité

 

Annexe

Lettre de Sam Rey

Chronologie de la diva Tanglot Sango, avec une photographie

Partition de la chanson Tango de nuit

Carte et images de Saint Jean en Ville

La canción del zorro y el cuervo

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photo Sara

 

 

Zorro viejo huele rosa

delicada, dulce, tierna.

Zorro viejo huele rosa

y la busca y la desea.


Cuervo joven tiene rosa

en su rama solitaria.

Cuervo joven tiene rosa

en su pico y en su alma.

 

“Joven cuervo, ¡eres tan bello,

tan perfecto, tan sensible...!

¿No podrías cantarme aquello

que tus dulces ojos dicen?”

 

Cuervo joven se emociona,

va a iniciar ya su graznido.

Cae la rosa de su boca,

cae la rosa en un suspiro.

 

Una espina en el hocico

del zorro viene a clavarse.

Un aullido dolorido,

¡una carrera salvaje!


Cuervo joven, apenado.

Zorro viejo, escaldado.

La rosa yace en el barro...

y este canto se ha acabado.

 

Antonio Zamora

 

mercredi, 16 juin 2010

Le retour de flamme du marquis de Varembon

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Photo Sara

Cette note fait suite à Mademoiselle de Tournon frappée au coeur

 
"Ses funérailles étant commandées, les plus honorables qu'il se pouvait faire - pour être de grande maison comme elle l'était, même appartenant à la reine ma mère -, le jour venu de son enterrement, l'on ordonne quatre gentilshommes des miens pour porter le corps, l'un desquels était La Bussière, qui l'avait durant sa vie passionnément adorée sans le lui avoir osé découvrir, pour la vertu qu'il connaissait en elle et pour l'inégalité, qui lors allait portant ce mortel faix et mourant autant de fois de sa mort qu'il était mort de son amour.

Ce funeste convoi étant au milieu de la rue qui allait à la grande église, le marquis de Varembon, coupable de ce triste accident, quelques jours après mon partement de Namur s'étant repenti de sa cruauté, et son ancienne flamme s'étant de nouveau rallumée (Ô étrange fait !) par l'absence, qui par la présence n'avait pu être émue, se résout la venir demander à sa mère, se confiant peut-être à la bonne fortune qui l'accompagne d'être aimé de toutes celles qu'il recherche ... Il arrive justement sur le point que ce corps, aussi malheureux qu'innocent et glorieux en sa virginité, était au milieu de cette rue. La presse de cette pompe l'empêche de passer. Il regarde que c'est. Il avise de loin, au milieu d'une grande et triste troupe de personnes en deuil, un drap blanc couvert de chapeau de fleurs. Il demande que c'est...."

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Pour savoir la suite, précipitez vous à la librairie la plus proche et demandez les "Mémoires" de Marguerite de Valois dans la collection créée et dirigée par Martine Reid "Femmes de lettres", chez Folio (Gallimard 2010) pour la modeste somme de 2 euros.
 

mardi, 15 juin 2010

Mademoiselle de Tournon frappée au coeur I

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"Monsieur le marquis de Varembon, ... devint, par l'ordinaire fréquentation qu'il avait avec Mademoiselle de Tournon, fort amoureux d'elle ... il désire l'épouser. Il en parle aux parents d'elle et de lui. Ceux du côté d'elle le trouvent bon ; mais son frère Monsieur de Balençon, estimant lui être plus utile qu'il fût d'Église, fait tant qu'il empêche cela, s'opiniâtrant à lui faire prendre la robe longue. Madame de Tournon, très sage et très prudente femme, s'offensant de cela, ôte sa fille ... et la reprend avec elle. Et comme elle était femme un peu terrible et rude, sans avoir égard que cette fille était grande et méritait un plus doux traitement, elle la gourmande et la crie sans cesse, ne lui laissant presque jamais l'oiel sec, bien qu'elle ne fit nulle action qui ne fût très louable - mais c'était la sévérité naturelle de sa mère.
Elle, ne souaitant que se voir hors de cette tyrannie, reçut une extrême joie quand elle vit que j'allais en Flandre, pensant bien que le marquis de Varembon s'y trouverait, comme il fit, et qu'étant lors en état de se marier, ayant du tout quitté la robe longue, il la demanderait à sa mère, et que par le moyen de ce mariage elle se trouverait délivrée des rigueurs de sa mère. À Namur, le marquis de Varembon et le jeune Balençon son frère s'y trouvèrent comme j'ai dit. Le jeune de Balençon, qui n'était pas (de beaucoup) si agréable que l'autre, accoste cette fille, la recherche ; et le marquis de Varembon, tant que nous fûmes à Namur, ne fait pas seulement semblant de la connaître... Le dépit, le regret, l'ennui lui serrent tellement le coeur - elle s'étant contrainte de faire bonne mine tant qu'il fut présent, sans montrer de s'en soucier - soudain qu'ils furent hors du bateau où ils nous dirent adieu, qu'elle se trouve tellement saisie qu'elle ne pût plus respirer qu'en criant, et avec des douleurs mortelles. N'ayant nulle autre cause de son mal, la jeunesse combat huit ou dix jours avec la mort, quiq, armée du dépit, se rend enfin victorieuse, la ravissant à sa mère et à moi, qui n'en fîmes moins de deuil l'une que l'autre. Car sa mère, bien qu'elle fût fort rude, l'aimait uniquement".


(La suite à venir : la flamme du marquis de Varembon )

tiré des "Mémoires" de Marguerite de Valois, publiée par Martine Reid dans la collection "Femmes de lettres" qu'elle a créée chez Folio. (Gallimard 2010)

Photo de Sara