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dimanche, 04 mars 2018

L'aurorale brisure

La cour grise accueille nos premiers regards, de quelles pensées sont chargés les tiens ?

Cette vie qui a lieu, cette vie réelle, ne ressemble pas à nos rêves. L'onirisme y est pourtant présent, dans les gouttes restantes de la pluie de l'aube, comme sur la cheminée qui accueille le couple de colombes, sur le toit voisin.

Je suis étonné de respirer dans cette ville autre, dans laquelle jamais je n'aurais cru vivre. Surpris de m'être détaché d'un passé désormais inaccessible.

Mon écriture ressemble aux eaux dormantes, qu'on dit mortes et qui grouillent de bactéries.

Les musiques, les vues, les idées de l'autre ville me reviennent en mémoire. Je ne communique avec toi qu'à propos des choses du présent. Nous ne partageons rien d'autre que la vie quotidienne : couple étrange, cohabitation de deux corps qui refusent de dévoiler leurs âmes. C'est triste pour le chien qui voudrait ressentir autour de lui les fluides d'un amour.

Pour aimer, il faut avoir brisé la carcasse d'amertume.

Le ciel ressemble à un lac gris emprisonné dans la montagne de nuages. Me reste-t-il trois jours, trois ans, trente ans à vivre ? Une recette de cuisine, un morceau de musique, une bande dessinée, un événement intrusif pourrait dévier le cours du temps monocorde.

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