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jeudi, 01 septembre 2016

Orage calme

L'odeur de la pipe ! Cet appartement ressemble à une névrose.

Beauté de l'emplacement, des fenêtres, des tomettes ; la folie dort dans les placards surchargés d'une bouffe que personne ne mange, elle plane et stagne dans les senteurs du tabac froid de la pipe, enfin elle s'étiole quelque peu quand on ouvre les fenêtres, que le vent pénètre les mètres cubes et dissipe la névrose par des mouvements légers d'air, comme une délivrance qui oserait naitre en ce nid haut perché.

Surgit la musique de Smokey Robinson, A Quiet Storm.

Puis tout se tait.

La nuit s'écoule à la vitesse d'un escargot qui traverse un grand champ. Pour cadrer le temps : "Je ne regrette rien de ma jeunesse", d'Akira Kurosawa. Le film défile, suivi par deux yeux éberlués de fatigue et d'admiration.

Certitude, confiance. Une robe suspendue à un cintre, près de la fenêtre, danse dans l'obscurité. Calculer, ne plus subir. Ouvrir un livre de Jacques Benoist-Méchin : "Rien n'est plus accablant, pour une âme qui se sent appelée à un grand destin, que ces moments où tout s'enlise dans un marécage bourbeux, où aucune pente ne se dessine, où la vie elle-même cherche en vain sa direction".

Du calme, mon âme. Ce n'est que la nuit qui passe, la nuit qui rit, la nuit en impulsion.

 

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