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dimanche, 18 juillet 2010

Autarchie : au-delà de l'ordre et du désordre

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Sables (d'Olonne), par Sara

 

(un billet de Jean Bouchenoire)

 

Pour atteindre l'autarchie, c'est à dire l'autonomie complète vis à vis de la société qui nous entoure, il faut commencer par se libérer, dans son coeur, des liens SM qui nous lient aux autres gens et aux institutions sociétales. Ne les prévenons pas que nous nous détachons de ces liens. Ils s'inquiéteraient. Ne rien dire, mais éliminer toute dépendance en devenant plus fort et en créant des paramondes où puiser des ressources.


Le but de l'autarchie :

 

Vivre à l'écart des rapports de force et de pouvoir ;

à l'écart des rapports de dépendance et d'obligations ;

à l'écart des rapports de trahison, mensonge, violence, mépris ;

à l'écart des rapports de séduction et de manipulation.

Le but de l'autarchie, c'est aussi :

Vivre dans la beauté de la nature et de la culture ;

dans la liberté des hommes, des femmes, des enfants et des animaux ;

dans la fidélité créative envers l'héritage d'Europe et d'Occident ;

dans la tendresse bienveillante avec les êtres et dans l'art de vivre avec les saisons et les jours.

 

Le chemin vers la rue ouverte de la liberté :

se libérer de toute drogue et autre dépendance mentale et physique (que ce soit la dépendance à la colère, au sentiment amoureux, à l'alcool, au téléphone portable, à la sexualité, à l'informatique, à la mode, au goût industriel, à la discutaillerie, au commérage, à la pensée procédurière...)

créer un monde autour de soi où culture et nature sont au zénith. Développer une esthétique dans ses mouvements, les pièces que l'on habite ; lire des choses d'une beauté, d'une haute intelligence chaque jour, comme les Fleurs du Mal, ou les oeuvres d'Aristote. Que partout où se posent les yeux, la beauté soit ; que les sons qui ont lieu ravissent l'oreille et élèvent l'âme.

peu à peu, créer des réseaux et moyens de survie qui nous libèrent des normes de la société et se détacher des liens de dépendance et d'obligations, sans en avoir l'air. Il ne faut pas que cela se remarque. Il est bon de conserver le minimum requis pour être parfaitement inséré dans notre société, tout en sachant que notre vie réelle est ailleurs.

 

Bonne route à ceux qui cherchent cette liberté.

 

Jean Bouchenoire

samedi, 17 juillet 2010

L'album poétique

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AlmaSoror a créé un album qui contient les poésies d'Edith de CL et quelques unes de Kathrina F-B et Edith Morning.

Ces poésies sont illustrées par des photographies, qui, parfois, disent autre chose que les mots. Peu importe. Les rêves ne se télescopent jamais. Avant d'aller lire l'album en cliquant ICI (ensuite, il faudra cliquer sur les photos pour que s'affichent les poésies), vous pouvez méditer ces paroles d'Armel Guerne, poète du XXème siècle :

"Depuis le petit cœur impatient de mon enfance jusqu'à ce vieux cœur meurtri, pantelant, essoufflé, mais toujours plus avide de lumière, je n'ai pas eu d'autre ambition que celle d'être accueilli et reçu comme un poète, de pouvoir me compter un jour au nombre saint de ces divins voyous de l'amour. Je n'ai jamais voulu rien d'autre, et je crois bien n'avoir perdu pas un unique instant d'entre tous ceux qu'il m'a été donné de vivre, en détournant les yeux de ce seul objectif jamais atteint, sans doute, mais visé toujours mieux et avec une passion de jour en jour plus sûre d'elle."

Armel Guerne


L'album poétique

vendredi, 16 juillet 2010

Journal de bord

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Jardin des Plantes de Nantes, par Sara

(un billet d'Edith)

Cela fait longtemps que je n'ai pas tenu ce journal de bord : c'est parce que j'y parle de ce que je lis et je ne sais pas ce que je lisais. J'ai voulu lire enfin le livre qu'Anne, ma mère Anne, me conseille depuis ma plus tendre enfance : Grandeur et servitude militaire, d'Alfred de Vigny. Avant de m'y plonger, j'avais lu la biographie de ce romantique auteur par monsieur Maurice Allem, avec un certain intérêt. Datant un peu, elle a donc l'avantage d'être bien écrite.
Grandeur et servitude
est une suite de longues anecdotes et la première m'a tellement déprimée que j'ai refermé le livre. Je n'ai pas assez de bon moral pour me permettre de telles aventures psychologiques. Anne, ma mère Anne, me tanne :
"mais allons-donc ! Tu n'as lu que la première histoire, la plus triste ! Continue, tu ne peux pas rater l'histoire de la petite poule".

Le journal de bord se lit ici.

jeudi, 15 juillet 2010

autobiographie (tentative sérieuse)

 

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Giordano Bruno

 

 

(un billet d'Edith)

Katharina F-B a écrit un jour mon hagiographie psychédélique et jamais je ne la remercierai assez.
Cependant, dans les mondes professionnel et social, on me demande parfois une biographie ancrée dans un réel plus abordable que celle de Katharina. J’ai donc composé mon autobiographie. Pour les années passées, cela vous donnera une idée. Toutefois, pour une autre interprétation du passé et une vision d’ensemble des années futures, je vous renvoie à la synthèse de KFB.

(NB du 14 juillet MMX : mon premier lecteur m'annonce que cette autobio accentue l'inclarté au lieu de la dissoudre. Tant pis).

Naissance et premières années

Je naquis à sept heures et quelques du soir. La clinique était calme, bercée du bruissement sempiternel des palmes. Diplômés, distants, méprisants, les médecins firent un bon travail médical mais ma sœur et mon frère naîtront dans une clinique tenue par de douces bonnes sœurs tant le métallique professionalisme de Saint-Vincent de Paul avait traumatisé mes parents. Mon père cauchemardait qu’il devait sauver ma mère de médecins-chirurgiens qui l’opéraient diaboliquement au fond des couloirs aseptisés des bâtiments publics. Pour la sauver, il fallait affronter un ours. Tout ça pour un bébé humain, alors qu’il aurait voulu un bébé renard.

Deux ans plus tard, naissance de "l'ange". Premières peurs mystiques de la séparation.

Et quelques souvenirs visuels et vocaux : les volets de Montparnasse, le perron du Pont-Hus, la voix "câlin Edith", protection de ma mère et premières pierres de la forteresse intérieure.

Les trois enfants

Nous fûmes trois et nous grandîmes sur le boulevard du Montparnasse. Rollers, manifs, chats perchés, lectures des livres des grands oncles et grandes tantes sauvés des eaux, pendant que la maman travaillait dans le monde des grands, un monde capitaliste, administratif, méchant, sans éthique et sans esthétique.

L.. (le monstre)

C’est l’entreprise où, jour après jour, soir après soir (très tard le soir), au milieu des sourires, ma mère souffrit du salariat.

 

1989

L’adieu à l’Erdre.

Je ne peux pas me plaindre. Des clochards qu’on voit dans la rue, certains se souviennent peut-être d’une maison, d’un jardin.
Il y avait depuis quelques siècles une demeure, là bas, et des terres au-dessus desquelles volaient des corbeaux. D’autres êtres le hantent désormais. Qui ne connait l’amertume des larmes ? Toute famille est un drame inéluctable et l’Erdre est la plus belle rivière du monde.

 

La B..

On m’y ouvrit un compte à 11 ans. J’ai appris dans la douleur à ne pas laisser passer plus de 15 jours à découvert. Je suis toujours à la B… Pourquoi changer ? Toutes les banques, qu’elles le veuillent ou non, sont des banques. Et j’ai même appris à deviner, derrière le regard bleu de certains Conseillers de clientèle, la mémoire de l’enfance partie, mêlée aux rêves de la nuit qui revient.

Ma carte bleue, Iphigénie, est toujours là. Son parrain est Lucrèce, en raison de la défense paternelle qu’il a prise envers Iphigénie, dans de belles pages de son œuvre de rerum natura. O mon Iphigénie, dors tranquille, loin de Calchas le découpeur d’entrailles. Vois, il est de plus en plus rare que la machine Big Brother te refuse des biffetons, aux guichets aguicheurs, laids et automatiques qui « ornent » les rues.

Le lycée Buffon

Balancements entre socialisation et conflits. 11ans-17 ans : on est au bord du vide, entre l’amour et la répulsion. Ceux qui m’ont soutenue, comprise, accompagnée, et surtout pardonnée, ont su me faire aimer un (petit) peu la République, son drapeau, ses « valeurs » et ses lycées. Sans le lycée Buffon j’aurais été bakouniniste.
Et puis, beaucoup des camarades sont toujours là, plus ou moins loin de moi. Comme des vagues qui viennent de loin, leurs voix mûries charrient un peu parfois des éclats et des expressions de l’adolescence.
Faiblesse, débilité et apprentissage du remord.

Gange

L’égérie, l’amie, la sœur, la mère, la fille, la chienne, l’autre, la semblable, l’amour, la joie, la peur, la consolation.

La frontière qui sépare ceux qui considèrent les animaux comme des personnes à part entière et ceux qui les considèrent comme des objets ou au mieux des sous-sujets, est-elle infranchissable ? Il me semble avoir toujours été du côté animal et chaque rencontre animale m’a toujours fait aller plus loin sur cette voie. Au point qu’il est inutile de discuter : se taire dans les salons et œuvrer en parallèle pour la reconnaissance et la protection de nos frères, les autres animaux.

 

Pontault Combault, la rue Daguerre et la rue Boissonade

S’il est impossible de raconter ce long épisode d’un an et demi, je veux du moins le mentionner. Comprenne qui participa.

 

Les Langues O et les années Hawaii Off Shore

C’est en feuilletant un livre sur le surf que j’ai lu un poème en langue hawaiienne. Je ne pouvais le comprendre, mais les lettres qui s’étalaient semblaient former des sonorités si belles. Quand je revins quelques jours plus tard avec de l’argent pour acheter le livre, il avait disparu. De multiples quêtes ne me le rendirent pas. Mais j’appris le hawaiien. Seule.

Entre-temps je m’étais inscrite aux Langues Ô et y apprenais le quechua et le tahitien, et puis un peu d’amharique.

Une longue histoire avec les langues, qui n’est jamais morte bien que les sables du présent recouvrent parfois les travaux d’antan. Quelque chose a ressuscité à la Maison de la Radio, en 2004, puis à Izmir, quand je fus invitée au Centre Culturel Français en 2009. A suivre…

Le voyage au Pérou

Une compréhension intérieure, indicible, ancrée depuis au fond de mon être.
La découverte d’un monde nouveau : la montagne, aussi fascinante que la mer et différemment mystérieuse. La respiration d’une autre esthétique, d’une autre atmosphère, où l’on sent qu’on pourrait se poser et rester pour toujours.
Enfin, un regret blanc comme les murs du couvent de Santa Catalina : Arequipa.
Faudrait mentionner aussi La Paz, la haute ville dans les montagnes, La Paz d’où on s’embarqua pour un retour tortueux. Qu’y avait-il dans la mallette que je serais contre moi, en entrant dans l’avion ? Nous sommes trois – peut-être cinq, en fait - à le savoir.

Le CEEA et la voie scénaristique

Inespéré : j’ai réussi un concours dans ma vie. C’était celui du CEEA. Le début d’un métier qui ressemble rarement à un rêve d’écrivain. Même s’ils partagent l’appel des bars.
C’est à la Coupole que ma coscénariste et moi allions trouver les idées des épisodes de la série du Nidouille, « cosy corner ».

Les rencontres avec Alexis T eurent lieu au bar Edith Piaf, sur la place du même nom, non loin de la prod Wendigo. Entre les écrivains et les scénaristes, maintenant que les cigarettes sont presque hors la loi, il reste le point commun des bars.

Autrement

Brigitte V et Anne R acceptèrent le projet d’un livre sur les langues et ainsi commença pour moi l’aventure Autrement, sous leur agréable égide. Quelques livres et beaucoup de conversations.

Les années VillaBar

Un frère embarqué dans une aventure, une amie au deuxième étage, un prof de piano, Jean-Pierre Bret, aux même initiales que son double John Peshran-Boor, l’amour de la littérature et de la photographie, un entourage chaleureux et enthousiasmé : ainsi naquit VillaBar, qui fit du bruit et dont il reste de belles œuvres et une nouvelle manière d’aborder la photolittérature. En laissant la photo exhaler ses sens, avant tout. Seulement ensuite, la littérature s’avance, majestueuse et imprévisible, renouvelée.

L’aventure AlmaSoror

Une sœur insistante devant l’ordinateur familial et un faible accord de ma part : voilà comment est né(e) AlmaSoror.

Un journal mensuel, intemporel, en ligne, draina de nombreux et étonnants lecteurs pendant deux ans. AlmaSoror se fit ensuite blog.
« Caminante, no hay camino, se hace el camino al andar ».

AlmaSoror a lié des alliances, toujours libres.

Aujourd’hui, toujours bavard en ligne, AlmaSoror a produit un film (Résurrection) et en produit un second (la Feuille). Des courts métrages qui fabriquent peu à peu une marque visuelle. Nous souhaitons aller loin, lentement, dans l’étroit sentier bordé de paille que nous avons commencer à tracer.
« Caminante, no hay camino sino estrellas en el mar ».

Naissance d’Hugues, mon fils imaginaire

Son père, Alexis Jaulerri, le reconnut expressément dans une lettre posthume. C’est bien pour Hugues. Mon fils dessine, m’écrit des lettres, de temps en temps il me gronde. Les autres mères sont débordées ; moi, transbordée.

 

Retour à l’étang de la Grostière

Les barques avaient changé. J’avais d’aussi grandes jambes que les grands de mon enfance et les choses interdites et mystérieuses s’ouvraient à moi avec tellement d’évidence que je compris que l’enfance est un miracle. Il y avait le saule pleureur et les allées, la chambre aux volets que j’arrivais à fermer sans difficulté. Retrouver chaque meuble, chaque pan de mur, se remémorer tant d’étés. Soudain, subir l’urgence de la vision quand, sans prévenir, le son des cloches de l’église fait remonter tant d’émotions. Au fond de l’étang dorment encore, sous des mètres cubes de vase, les épées des Brigands. Les mondes morts et les mondes vivants se côtoient : il est parfois difficile de choisir son camp.

Collectif 127-B « étoile de mer » (Insomniapolis)

Nous savions bien que nous ne parlions pas en l’air, et, de fait, le collectif est né. Les œuvres se créent peu à peu et l’argent rentre petit à petit. Il faudra sans doute revoir la charte, se réunir encore, boire du vin lacrima christi, réparer des erreurs.

Le collectif promeut l’art figuratif. Pour revivifier notre art, nous approfondissons la connaissance des trois sources allogènes : Rome, Athènes, Jérusalem, et du terreau celtique inextricable.

Musique : Challwa Taki. Sortilèges. Wolfcrag

Nous créâmes Challwa Taki (nous étions 3), qui se transforma en Sortilèges (nous passâmes de 3 à 8, puis nous finîmes à 2), qui est devenu Wolfcrag (nous sommes 9). Wolfcrag est une « formation musicale » dont l’aventure commence à peine. Le style musical que nous créons ensemble, la beith musique, nous torture à force d’être imparfait.

Mes compères dans cette aventure : Le dit Luke Ghost, Philibert, Marc, Jules, V, Emma, Aurore B, Alex.

Albums

Nous, les loups, le premier album. Les images d'Alain Gauthier sont comme une construction de symboles qui approfondissent le texte.

Deux autres sont en train de prendre forme sous deux autres mains que les miennes. Les illustrateurs interprètent les textes en les emmenant loin dans leur monde. Etrange expérience que d’être illustrée.

Compagnons de route

(il s’agit évidemment de la « route » professionnelle, ou assimilée).

Laure Tesson

Tieri Briet

Ondine Frager

Esther Mar

Anne-Pierre Lallande

Sara

Katharina F-B

Mon frère Sam

 

Influences

Ma petite sœur, qui m’a convertie à l’Europe

César I, le prof de quechua. En dépit d’une fin assez ratée.

Remo Mugnaioni, son art de vivre et sa culture raffinée

L’abbé B Lorber pour le chant grégorien

Clarisse Herrenschmidt et ses trois écritures

Brigitte B et ses cours de chant.

 

Egéries

Gange

Charles Baudelaire

Virginia Woolf

Hanno Buddenbrook

Comte Mölln

James Douglas Morrison

Le Christ

Sainte Catherine de Sienne

Baude Fastoul

Morgana Bantam Dos Santos

Nolimé Tangéré

Esther Mar, rencontrée au fond d’un bar après une manif très queer dont les sloglans m’avaient fait trop peur, Esther Mar la plus belle du monde, Esther Mar, la seule personne humaine, vivante actuellement et rencontrée « en vrai » parmi mes égéries. Esther Mar, auteur de La peur, la liberté et la morale, publié dans une revue de papier dissidente en 1983. J’avais cinq ans. Je possède un exemplaire jauni de cette revue, résultat d’une longue quête. Esther Mar, qui est en train de terminer son œuvre-fleuve Chants de poussière, et qui me fait l’honneur de m’en lire des passages de sa voix rauque et nostagique, au milieu des cendres du salon brûlé et des vieux meubles encore debout, dans son salon de sa maison au bord de la Marne.

mercredi, 14 juillet 2010

"je cherche en vain le mot exit"

 

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photo d'Olonnois par Sara

 

(Un billet de 1631)

 

"Je cherche en vain la porte exacte.
Je cherche en vain le mot exit".
Serge Gainsbourg

Lors de notre charmant dîner dans les jardins du Palais Royal, V. P me disait qu'il avait souvent entendu son père répéter que dans les dictatures de droite, on peut quitter le pays, tandis que les dictatures de gauche ne laissent personne partir. Les dictatures de droite ne retiennent pas les gens ; les dictatures de gauche empêchent toute fuite.

 

mardi, 13 juillet 2010

Enseignements

 

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Photo de Sara

 

"Nathanaël, je t’enseignerai à ne pas confondre la puissance et la violence".

Esther Mar in Chants de poussière

 

Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur.

André Gide in Les nourritures terrestres

 

 

lundi, 12 juillet 2010

Les marches de Bretagne

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(Un billet de Jean Bouchenoire)



J’ai créé aujourd’hui la recette Les marches de Bretagne. Elle a plu à la personne qui l’a goûtée.
C’est en quelque sorte un escalier de lamelles de légumes agrémentées de mascarpone et de féta.
Les ingrédients, pour deux ou trois personnes, sont les suivants :
Une ou deux courgettes
Une aubergine
Une tomate cœur de bœuf jaune (si vous n’en trouvez pas, utilisez une rouge !)
Des champignons très bons, choisissez vos champignons préférés.
Un peu de mascarpone.
De la féta.

Commencez par découper les courgette(s) et aubergine en longues et fines lamelles. Dans deux poêles différentes, faites revenir les lamelles dans l’huile. Il fait les faire frire doucement. Dans une troisième poêle ou une casserole, faites revenir les champignons coupés en tout petits morceaux, soit dans du beurre, soit dans de l’huile.
Dans un plat carré ou rectangulaire avec un peu de profondeur (3/4 centimètres), étalez les courgettes frites. Recouvrez les de mascarpone. Etalez ensuite les tranches d’aubergines frites.
Recouvrez ces tranches de féta très fine ou bien écrasée.
Ensuite, coupez la grosse tomate jaune cœur de bœuf en rondelles et déposez les au-dessus. Remettez un peu de féta par-dessus, puis enfin, les champignons revenus.

C’est fini. Ces marches de Bretagne se mangent entre chaud et tiède. Une bonne baguette tradition peut les accompagner.