Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 15 mars 2026

Un article structurant pour rendre les événements intelligibles

Par un dimanche fébrile et silencieux, j'ai lu cet article et j'ai senti le trouble géopolitique de mon esprit descendre au fond et la pensée s'est clarifiée. 

Il se trouve par là : ENJEUX de la guerre en Iran

 

"Le 1er mars 2026, le système de suivi satellitaire Vortexa a enregistré le passage de quatre superpétroliers dans le détroit d’Ormuz. La veille, vingt-deux l’avaient emprunté. Non pas parce que le Corps des gardiens de la révolution islamique a miné le détroit, ni parce que la marine américaine l’a bloqué, ni parce qu’une quelconque autorité souveraine l’a fermé.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent chaque jour environ vingt millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers, soit près d’un cinquième de la consommation mondiale, est devenu inaccessible suite au dépôt de documents par sept compagnies d’assurance.

Entre le 1er et le 2 mars, sept des douze clubs membres du Groupe international des clubs de protection et d’indemnisation (P&I Clubs) ont émis des préavis d’annulation de 72 heures pour la couverture des risques de guerre dans le golfe Persique, le golfe d’Oman et toutes les eaux territoriales iraniennes.

Gard AS, NorthStandard, Steamship Mutual, Assuranceforeningen Skuld, l’American Club, le Swedish Club et le London P&I Club assurent collectivement environ 90 % du tonnage commercial océanique mondial. Lorsqu’ils se retirent, les navires ne prennent pas la mer.

Non pas par incapacité, mais par nécessité. Sans couverture P&I, aucun port n’acceptera de navire, aucun chargeur ne le chargera, aucune banque ne financera le voyage, aucun affréteur ne le prendra en charge. Le navire devient alors un objet commercialement non viable, à la dérive dans un système qui repose entièrement sur la confiance institutionnelle.

Sans assurance P&I, aucun armateur responsable ne peut envoyer un pétrolier en zone de guerre. Sans couverture cargaison, aucun chargeur ne peut embarquer sa marchandise. Sans assurance corps, aucun propriétaire ne peut risquer un navire de 150 000 tonnes."

 

Aller lire cet article de Vincent Barret : 

Enjeux de la guerre en Iran : Le piège des détroits, l’île de Kharg, et la reconfiguration de la dépendance énergétique de Pékin

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.