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vendredi, 02 février 2018

Hivernale soirée

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Nous sommes déjà morts, assurément fascinés par le futur proche d'un avenir béant, ou, quelquefois, adoucis par une épaisse senteur qui reste, qui imprègne, un lourd parfum, un goût acre.

Nous naissons, but de toute mort. Une nuit certaine, tout ressurgit sans nous et nous nous éveillons devant des murailles cloutées. De l'autre côté, on devine chaque geste qu'il nous faut accomplir. Les nuits ressemblent à des mères, dont les maris ailés nous observent en fumant. Des plaisirs s'interposent au sein de notre propre mort, comme une posthume respiration.

Les plaisirs, c'est ce qui continue de parler pour toujours.

Dans le bêlement du troupeau, assis sur les fauteuils du lucre, unis dans le désistement, pour les siècles des siècles contenus dans chaque instant.

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