L'angélus (dimanche, 09 septembre 2018)

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6h- midi - 18h

Les croisades du Renouveau se font sans chefs de guerre ni vêtement religieux, disait cette dame habillée en noir au café du douzième arrondissement. L'avenue Daumesnil et son église de brique et de fer paraissaient un décor pour les temps nouveaux. J'écoutais cette voix sage et judicieuse en buvant lentement un chocolat chaud que le serveur mi-basque, mi-peul m'avait servi avec élégance. Toutes ces croix qui reviennent aux cous des gens qu'on ne voit pas aux sorties des églises le dimanche matin. Tous ces trains qui partent vers les campagnes à repeupler. Tous ces chants qui se fomentent dans la moiteur bétonnée des enfances muettes, blanches, déstructurées. Aucune patience n'est trop patiente lorsque la marée monte, aucun ciel n'est trop bas pour la tempête qui vient. 

 

 

De Angelus : 

Je crois vous reconnaître, homme bizarre qui m'évitez

Mourir au bout du chemin

Ta musique, ma disparue

Occident

Nostalgie

Au pays frais des vins et des chansons

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