Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 18 novembre 2009

Karamazov-archivage I

AlmaSoror entame l'archivage de Karamazov, numéro spécimen d'un journal qui a failli exister, dans la décennie 1970. 
Mais plutôt que d'être un début, Karamazov fut en fait une fin : la clôture d'une ère de rencontres au fond d'une cour du boulevard du Montparnasse, à Paris. Rencontres où se fermaient les bienpensances du dehors pour allumer les libertés des cerveaux.

 

Les songes, de Paul de Cornulier

nu couché dos.jpg
Photo "Nu" de Sara

 

 

Les songes, effrayés par l'alarme stridente,

M'ont laissés seul devant le réel morne et gris.

Ils s'estompent au loin ; ils ne sont que débris.

C'est l'heure d'affronter la journée triste et lente.

Paul de Cornulier

Commentaires

Si les débris des songes peuvent servir à affronter, il faudra m'expliquer comment on en garde la poussière jusqu'à la nuit qui revient.

Écrit par : Papa Our(s) | jeudi, 19 novembre 2009

La poussière se garde, il faut juste y prendre garde.

Écrit par : AlmaSoror | vendredi, 20 novembre 2009

Le plan rapproché donne vraiment un sentiment d'intimité. Imaginer que cela se passait dans une salle de photos, c'est frappant.

Écrit par : Joséphine Le Hx | dimanche, 22 novembre 2009

L'attente d'une réponse. Si c'est l'une de ces femmes, la photo hante. Pouvoir amoureux des images. Envie de savoir, de zoomer en avant, d'imaginer poser la main sur la peau.

Écrit par : Taraf général, faction de nuit | mercredi, 25 novembre 2009

Hélas. Les femmes de VillaBar n'ont jamais fait que relever un peu le bout de leurs étoffes. Jamais le bar du Piston Pélican n'a vu pareille scène sur ses tables. Nous buvions, nous nous battions, nous dansions, nous crachions, nous dormions et nous faisions les internés d'asile mais nous ne nous déshabillâmes pas la moindre fois.
Il faut se rendre à l'évidence. Nous ne regardons pas les femmes, blasés, et puis un jour un photographe pose son appareil d'une certaine façon sur un corps payé par un centre photographique : alors l'incendie embrase les corps des internautes.

Écrit par : DN Steene | mercredi, 25 novembre 2009

Perdonne, Médème, il y avait cette brune qu'on voit dans Quand la mort nous rassemble, Le chevalier de l'amour, cheveux mi longs, qui a enlevé son haut pour se faire photographier dans l'impasse qui jouxte le bar Piston Pélican le soir de "banquet annuel des fantômes" (qui a donné Que la mort nous rassemble, de Iris Ducorps).
Le photographe était un homme ténébreux qui passait beaucoup de temps au comptoir et dont les photos se sont avérées magnifiques. Olivier, je crois.

Écrit par : Colonel Sponz | mercredi, 25 novembre 2009

Cher John,

S...... N... fascine tant de gens ! Même nous, elle nous fascinait. Elle habitait au rez de chaussée sur notre palier, et lorsque tous les voisins se retrouvaient dans la cour, on attendait pour voir si elle allait venir, avec ses deux enfants franco-allemands qui ressemblaient à Hansel et Gretel. Elle a quitté l'immeuble, et la ville, et le pays, mais son visage revient de temps en temps, toujours mystérieux et énigmatique, lors de brefs passages par ici.
J'ai vu des grands patrons la suivre jusqu'au hall de l'immeuble pour tenter d'arracher un sourire, une promesse. Ils repartaient humiliés.
Elle laissait des cadeaux devant la porte quelquefois, juste comme ça.

Écrit par : édith | mercredi, 25 novembre 2009

J'aime bien Shopenhauer...

Écrit par : David Steene | jeudi, 26 novembre 2009

Ingen Ludwig, quel est le blog de votre ami qui éreinte Junger ? Pardon, J***** ? Je cherche et ne trouve pas.
Merci beaucoup par avance.
Merci John pour les liens, ils fonctionnent.

Écrit par : Joséphine Le Hx | jeudi, 26 novembre 2009

"Mourir pour des idées d'accord mais de mort lente, d'accord mais de mort lente"
Georges Brassens

Écrit par : Léo Fassi | vendredi, 27 novembre 2009

Ah, mais dites donc, ça s'anime, per ici ! Tous vos liens sont intéressants, les Eastowood comme les Skildy, dommège que je sois au turbin et que la contre-maîtresse ne soit pas trop loin, sinon j'y passerais plus de temps.
Cordiales poignées de main, mesdèmes et messieurs.

Colonel SPonz, chef de la police de Bordurie

Écrit par : Colonel Sponz | vendredi, 27 novembre 2009

Comment de si belles fesses peuvent elles entraîner les esprits dans des sphères si éloignées des peaux, des mains, du souffle, du corps ?
Merci pour le lien vers le magnifique Air J.S Bach Remix, John Peshran Boor. Êtes-vous l'homme qui prête son masque au grand héros villabarien ?

MD

Écrit par : Morgan Domeneg | vendredi, 27 novembre 2009

Ah bah dites donc, entre la promotion du celibat les chaleureuses félicitations aux militants basques et les poèmes de Paul de C illustrés si je ne m’abuse par son ex compagne, on ne sennuie pas par ici.

Papa ours : téléchargez donc la photo et mettez la en fond decran, du moin si vous passer beaucoup de temps sur votre ordinauteur ça vous permettra de garder la poussiere du songe chaque moment de la sainte journee.

Je relate les citations : Ernest Jounger, Martin Heidegger, David Bowie, Clint Estwood, Thomas Mann, Heinrich Mann, Shopenhower, Georges brasses, + Bach si on conte le lien de John.

Écrit par : Karim Del | vendredi, 27 novembre 2009

Oui, merci pour ce lien Air Bach, qui accompagne magnifiquement le film qu’on se fait en matant la photo. 

Goulvenn

Écrit par : Goulvenn | vendredi, 27 novembre 2009

Bonjour la compagnie.
J’ai adoré les débats sur le site dont Ingen ludwig a donné le lien. Je crois au contraire que c’est la force de ces fesses de nous emmener par delà les champs habituels de l’intellect et de la conscience. ça me rappelle Leonard Cohen, dans la chanson Everybody knows : everybody knows the naked man & woman are just a shining artifact of the past.
La force de ces fesses, ou comme le rappelait Axel Randers, le regard du photographe Sara. Dont j’ai visité le site, moi aussi Kolonel Sponz j’ai perdu du temps à cause d’être venu par ici. DOnt acte !

Écrit par : Cyrano de B | vendredi, 27 novembre 2009

Sans le jeu d'ombre et de lumière sur ce dos inconnu, y aurait-il eu autant de commentaires sous ce billet ?

Écrit par : Anastasia Photographe | mardi, 06 juillet 2010

Incroyable, je commente sous le même billet que le colonel Sponz, celui qui appelle Bianca Castafiore "chère médème", dans l'opéra de je ne sais plus quelle capitale bordure ou syldave.

Écrit par : Sébastien Ith | samedi, 11 mai 2013

Les commentaires sont fermés.