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vendredi, 27 novembre 2009

Karamazov-archivage II

 

AlmaSoror entame l'archivage de Karamazov, numéro spécimen d'un journal qui a failli exister, dans la décennie 1970. 
Mais plutôt que d'être un début, Karamazov fut en fait une fin : la clôture d'une ère de rencontres au fond d'une cour du boulevard du Montparnasse, à Paris. Rencontres où se fermaient les bienpensances du dehors pour allumer les libertés des cerveaux. 

 

Variation 14

par

Dorian de Smythe-Winther

 

Nu de dos + Corey.jpg
Photo de Sara
 
Variation 14
 
Dans une limousine aux armes du Soleil
Je roulerai sans fin sur les chemins du Nord.
Tout seul sur l'autoroute je trouverai le sommeil
A cent-quarante à l'heure sous le ciel teinté d'or.


Téléguidé par la commande automatique,
Je me réveillerai dans la douce clarté
De l'aube qui rougit les centrales atomiques
Et déclenche le début du programme musical ;
 

Quand les premiers accords de la 138 B
Font vibrer les parois de ma cage de métal,
Je débranche le contrôle des vidéocassettes
Qui régulaient mon coeur - niveau 837 - 



Dorian de Smythe-Winther

 

Commentaires

Joli, la limousine aux armes du soleil...

Écrit par : Goulvenn | samedi, 28 novembre 2009

Moi, c'est la dernière strophe qui me branche. La prochaine fois que je roulerai sur l'autoroute, j'essaierai d'écouter ses accords résonner dans ma cage de métal.

Écrit par : Morgan Domeneg | samedi, 28 novembre 2009

Dans ta Renault aux armes des averses...

Écrit par : édith | samedi, 28 novembre 2009

Dans ma limousine aux armes en fer de lune, j'ai écouté De Smythe-Winther hurler dans mes visions.

Écrit par : Soror | jeudi, 29 mars 2012

Grâce à vous j'ai appelé ma fille Limousine.

Écrit par : Virage à droite | dimanche, 08 avril 2012

Ta limousine s'en va, les armes du soleil sont presque effacées sous la pluie et la rouille. Le vieux jardin recouvert d'herbes folles humidifie mes bottes et je marche en écoutant le froufrou de la terre et le chant des oiseaux. O mon amour, o mes nuages, nous aboutirons là où partaient nos rêves, en avance.

Écrit par : Hélène Lammermoor | dimanche, 03 février 2013

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