vendredi, 09 octobre 2009
Extrait du journal de Mavra
La ballade de VillaBar, c'est l'histoire des personnages nés au bar du Piston Pélican, en 2007, le dimanche soir quand on se retrouvait, photographes, écrivains, acteurs et piliers de bars, pour inventer ensemble. Les soirées n'ont plus lieu, mais les personnages poursuivent leur vie. Car la réalité s'est fait dépasser par la fiction de VillaBar. Et le monde de VillaBar est devenu plus vrai que nous.
Report sur le journal personnel de Mavra Nicolaïevna Vonogrochneïeva
phot Sara
Journal – Santa Marina
Ce soir, je suis contente. J'ai enfin pu contacter Esteban Mendoza. Il paraît qu'il ne faut plus l'appeler de la Kevinade. Je m'abstiens donc. Une lubie sans doute. De toute façon cela ne m'intéresse pas. C'est un gentil garçon en apparence du moins. Je me méfie. Disons qu'il n'est pas trop méchant et pas trop fourbe. Je le surveille car je suis toujours sur mes gardes, prête à frapper, mais jusqu'ici je n'ai pas eu à m'en plaindre. Il me livre régulièrement la marchandise. Je l'ai vu à Santa Marina avec Cyril van der Welde et Wilfrid Chardon. Je n'aime pas ça. C'est hommes sont prêts à tout. Moi aussi. Cela se terminera mal.
Je suis plus inquiète du comportement de Cyril Van der Welde. Il a un visage trop ouvert et trop franc pour être honnête. Et s'il était honnête, je m'en méfierai encore plus. Je ne connais pas d'honnêtes gens. Ils finissent toujours par trahir quelqu'un. Cyril Van der Welde se méfie de moi, je le sais et plus il se méfie, plus il semble sympathique et ouvert. Je ne sais pas vraiment à quoi il joue mais je crois qu'il a découvert d'où je venais. Tant pis. Au besoin, je le supprimerai. Il a un allié dans la place, le fameux trader, Wilfrid Chardon. Un type qui joue trop et qui ne m'apprécie pas. Il avait misé sur moi lors de mon combat contre ce pauvre Andreï Takov, ce petit flic qui s'est dérobé. Peur de perdre ou esprit chevaleresque ? Il perdra s'il continue car je n'aurai ni pitié, ni considération. Il est trop jeune et trop inexpérimenté mais dans quelques années, s'il vit toujours, il deviendra dangereux. Il a une bonne étoile. Je pense qu'il s'en sortira. A moins que mon étoile ne soit meilleure que la sienne.
Pour le moment, Stanislas Tichy est à l'écart. Il tourne autour de cette petite Lilas L.S. Snuk. Cette fille commence à m'être sympathique et elle m'aide sans le savoir à faire tomber de la sorte tous les hommes qui s'approchent d'elle. Ils sont hypnotisés et me laissent tranquille un temps. Cela m'avait été bien utile lorsque William Spade avait commencé à s'intéresser à moi.
Je déteste Natacha Philippovna. Depuis quelques temps, elle s'acoquine avec son ancienne rivale Emma Lonsdale. D'abord elle est russe. Ensuite elle est fonctionnaire. Dactylo à l'ambassade russe. Cela me déplaît car elle pourrait bien trouver à me nuire. Peut-être pourra-t-elle cependant m'être utile si elle peut être soudoyée. Après tout, si elle s'est rapprochée de la petite américaine Emma Lonsdale, il faut bien que l'une ait soudoyé l'autre. Si c'est Emma Lonsdale, abattue par la mort de son frère, qui vend des informations aux russes, c'est encore plus dangereux. Pour moi du moins car cela voudra dire que j'aurais plus de mal à venir à bout de Natacha Philippovna. Je dois tirer cela au clair rapidement. Avant d'être moi-même piégée.
Ma seule alliée pourrait être Ginna Gashwin. La petite serveuse. Elle n'est pas vraiment honnête et elle a tenté de tuer Lilas L.S. Snuk en l'empoisonnant. Cela me convient. J'ai de quoi la faire chanter au besoin. Pour le moment, elle se contente de me donner quelques renseignements lorsque j'en ai besoin. On entend beaucoup de choses dans les bars de Santa Marina. Elle s'est éprise d'un type sans histoire, Rock Grahïm-Diaz. C'est très bien. Cela l'occupe pour le moment et elle se tient tranquille.
J'ai appris que la mère de Esteban Mendoza va venir à Santa Marina. Une ennemie de plus. Je mettrai la petite Ginna sur le coup, il faudra aussi que je trouve un autre allié. Je crois que ce sera Yeux Noirs. On dirait que les gens sont hypnotisés par elle. Ce doit être son côté mystérieux.
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11:25 Publié dans La ballade de VillaBar | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : villabar, photolittérature, romans photos, sara




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Commentaires
Ecrit par : Alfred de Vigny | samedi, 10 octobre 2009
Répondre à ce commentaireQue j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
Ecrit par : Alfred de Vigny II | samedi, 10 octobre 2009
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